La Colombe main page

© Reproduction autorisée en citant La Colombe/FOMEKA.NET

La Colombe N.8 et N.9

 

EQUIPE DE REDACTION ET CONSEIL DE GESTION

Directeur de Publication : EL DANI

Directeur Adjoint : MBUSA MUTAHINGA

Rédactrice en Chef : KAVUGHO VINGI (5è C & A)

Rédacteurs en Chef Adjoints : - NDERYA KYAVULIKIRWA (5è HS)

- KAHAMBU VYAKUNO (3è H.S.)

Secrétaire Administratif : FAZILA MWASIMUKE (6è C & A)

Vice Secrétaire : FURAHA MALENGERA (5è C & A)

Trésorière : KAHINDO MUNDELE (5è H.S.)

Service de Diffusion : - TSONGO NGANZA (6è H.S.)

- KAVIRA NGAMUHAVYAKI (5è H.S.)

- MADEY BASAGA (4è C.A.)

Relations Publiques : - KAVUGHO VUMA (6è C & A)

- MWENGE SYAUSWA (5è H.S.)

- KASEREKA KISUNE (4è C.A.)

- KAMBALE MALONGA (4è H.S.)

- KASEREKA MULUMBA (3è H.S.)

Membres :

1. BORA MALIRO

2. MUHIMBI MALIRO

3. KAHINDO SITWAMINYA

4. KAMBALE KWIRAKUWE

5. KAMBALE KATSONGO

6. KATUNGU MUKATAKAMBA

7. KAVIRA BORA

8. KAVIRA VYAKUNO

9. KAHAMBU MALO

10. KAVIRA MULIMAPOSO

11. KAVUGHO MARASI

12. KAVUGHO MALIABWANA

13. MASIKA MAOMBI

14. MASIKA SAFI

15. MUMBERE VYASONGYA

16. NEEMA MULYANGASU

17. SINGA WABUNGA

18. VIHAMBA VULEMBERA

 

Conseillers :

- Madame FOURNIER (FRANCE)

- Dr Laurent KATEMBO KIRIKUGHUNDI

- Abbé MALUMALU (U.C.G.)

- MUSUBAO MUKE Boniface

- KASEREKA SAMALIRA

- KAMBALE SYAUSWA Samson

 

 

Points de Vente :

- Institut Mgr Kataliko ;

- Librairie Rwenzori / Butembo.

Maison d’Edition : Centre Informatique Madame MBALU

Notre Adresse : LA COLOMBE, REVUE CULTURELLE DES ELEVES DE L’INSTITUT MGR KATALIKO B. P. 27 BUTEMBO / NORD-KIVU / R.D.C.

Pour tout abonnement et tout renseignement, adressez-vous au Secrétariat Administratif.

 

 

 

ENIGMES ET HUMOURS

Enigmes

1. Je suis d’origine anglaise. Mon premier désigne le pied.

Je suis la religion qui aura le plus grand nombre d’adeptes au monde au
cours de l’année 2002. Qui suis-je ?

2. Mon premier en anglais signifie « auto ». Mon second est un meuble.
Je suis l’ami fidèle des écoliers, des élèves et des étudiants. Qui suis-je ?

 

MUHIMBI MALIRO, 6e C. & A.

Humours

Le P.D.G. de Coca-Cola au Vatican

Le P.D.G de Coca-Cola se déplace de l’Amérique vers l’Europe pour rendre une visite de courtoisie au Pape. Pour des raisons publicitaires, il propose au Pape qu’on remplace ce verset de la prière « Notre Père » : « donne-nous notre pain de ce jour» par « donne-nous notre Coca-Cola » Le Pape lui oppose une fin de non-recevoir et refuse la somme d’argent proposée. L’homme d’affaires américain regagne sa patrie en murmurant : « quelle somme lui ont donnée les boulangers pour que tous les chrétiens demandent toujours du pain à Dieu ? »

 

Repris pour vous par : MASIKA MAOMBI, 6e C. & A.

 

La statue de la Vierge Marie

Une fille d’environ trois ans se rend à l’église pour la toute première fois en compagnie de son père. Cette jolie demoiselle admire la beauté de la statue de la Vierge Marie portant l’enfant Jésus. A la fin de la messe, la fille rentre à la maison. Sa mère lui demande ses impressions, la fillette répond qu’elle a beaucoup apprécié la statue de la Vierge et qu’elle aimerait aussi devenir vierge. «Pour quelle raison ?», lui demande sa maman. La petite demoiselle répond : « Pour avoir un enfant ».

 

Repris pour vous par : MASIKA MAOMBI, 6e C. & A.

Noël chez nous

 

Aujourd’hui dans notre monde

Le sauveur a vu le jour.

Il était depuis toujours

Attendu d’une manière profonde.

Son berceau est dans toutes les villes

En Asie comme en Afrique

En Océanie comme en Amérique

En Europe comme dans les îles.

C’est Noël dans nos campagnes

Nous chantons les hymnes

De gloire sous la pleine lune

Eclairant nos fières montagnes.

A minuit les veilleurs de nuit

Chantent les Cantiques nouveaux

Et anciens lorsque les chevreaux

S’endorment à l’étable sans bruit.

Le prince de la paix vient chez nous

Et nous apporte la réconciliation.

Il efface toutes les humiliations

De notre peuple longtemps à genou.

KAVUGHO MALIABWANA, 5e C. & A.

 

 

SOMMAIRE

 

PAGE

AVANT-PROPOS :

L’Afrique va-t-elle redorer son blason ? (Murefu Bungabunga) ……………...........

EDITORIAL :

L’Afrique en désarroi : Le pari de la reconstruction (Kavugho Vingi) …………….

PROEMES :

L’Afrique tirée à quatre épingles (Kahambu Vyakuno) ………………………………

Le Congo éternue dans le sac (Kavira Bora) …………………………………………

POINTS DE VUE :

Halte à l’afro-pessimisme ! (Kavugho Maliabwana) ………………………………….

L’Africain au four et au moulin (Fazila Ngamuhavyaki) ……………….……………..

Coup de tir sur l’ambulance (Kahambu Malo) ………………………………………..

Une solidarité à l’échelle continentale (Kavugho Vuma) …………………………….

Combat pour une paix durable (Vihamba Vulembera) ………………………….…...

Les morts crient justice ! (Kavugho Marasi) …………………………………………..

Un continent rebelle à la démocratie (Kavira Ngamuhavyaki)………………………

Les mains dans la sauce (Bahati Kasisivahwa) ……………………………………..

A l’école de la vigilance (Kahindo Mundele) ………………………………………….

L’odyssée africaine (Bora Maliro) ……………………………………………………...

ECOLE, FAMILLE ET SOCIETE

Le secret de la réussite scolaire (Furaha Kinanga) …………………………………

L’exode des cerveaux (Nderya Kyavulikirwa) ……………………………………….

Le noyau de la reconstruction de l’Afrique (Mwenge Syauswa) ……………………

La jeunesse africaine renverse la vapeur (Kasereka Mulumba) ……………………

Les enfants au terme de l’aventure militaire (Madey Basaga) ……………………..

La priorité de la santé en Afrique (Kambale Malonga) ……………………………...

ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT :

La clé du bonheur (Mumbere Vyasongya) ……………………………………………

Les greniers sont vides (Fazila Mwasimuke)………………………………………….

Redonner de l’oxygène à l’Afrique (Kavira Vyakuno) ………………………………..

Une épée jalouse du sous-sol (Kambale Kwirakuwe) ……………………………….

La pénurie des moyens de transport (Singa Wabunga) …………………………….

La nature, mère de l’humanité (Masika Safi) ………………………………………..

Le faux pas africain (Furaha Malengera) ……………………………………………..

Le prix du chômage (Kavira Mulimaposo) …………………………………………….

SCIENCE, TECHNIQUE ET LITTERATURE :

Coup d’œil sur Léopold Sedar Senghor (Musubao Muke) ………………………….

L’art du service de l’Afrique (Neema Mulyangasu) …………………………………..

CULTURE ET LOISIRS :

La pratique des arts martiaux (Kambale Katsongo) …………………………….…...

Comment lire un film ? (Kahindo Sitwaminya) ………………………………………..

ETHIQUE ET RELIGION :

Sans fleurs ni couronnes (Tsongo Nganza) ………………….…………….………..

Un oubli coupable (Katungu Mukatakamba)…………………………………………..

Les sectes, un frein au développement de l’Afrique ? (Mbusa Mutahinga) ……….

CHANTS DU POETE  ………………………………………………………………………………………………

ENIGMES ET HUMOURS …………………………………………………………………………………………

 

 

 

 

 

3

 

4

 

5

6

 

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

 

17

18

19

20

21

 

 

 

 

22

23

24

25

26

27

28

28

 

29

30

 

31

32

 

 

 

 

 

34

35

35

38

46

L’Afrique va-t-elle redorer son blason ?

 

a convoitise de l’humanité pour l’Afrique est une vieille aventure. Aux yeux de certains étrangers, le continent noir constitue, semble-t-il, « un scandale géologique ». Aussi certaines communautés éprouvent-elles le désir d’en tirer le meilleur parti pour se garantir une sécurité économique.

C’est ce qui a fait de l’Afrique une scène théâtrale où les acteurs politiques et économiques semblent entrer en transe, chacun pour son compte avec la connivence d’une poignée d’Africains. Aux dires de SAMEDI JOSEPH, « l’Afrique est devenue une terre de souffrance et de misère où l’homme exploité et démuni, tente de déployer des énergies tout simplement pour survivre… Il y a un grand risque de ne plus croire à un avenir radieux et de sombrer dans un afro-pessimisme» (SAMEDI JOSEPH, « La démocratie, un luxe pour les Africains ? » in Afrique d’Espérance, n° 3 Février - Mars 1999, p. 6.).

Les catastrophes et d’autres événements de même nature accentuent cet «afro-pessimisme». Les Africains abandonnés à eux-mêmes, attendent la seule Providence pour les tirer de cette torpeur.

Dans cet embarras total, les élèves de l’Institut Mgr Kataliko tentent, dans ce septième numéro de La Colombe, de poser les jalons de la reconstruction de l’Afrique. L’enjeu est de taille lorsqu’on se figure avec SAMEDI JOSEPH «la cacophonie qui brouille les ondes du monde entier autour des remèdes à apporter aux troubles dans les régions des Grands Lacs » (Ibidem).

L’Afrique va-t-elle redorer son blason ? N’en déplaise aux pessimistes, l’Afrique est sur la voie de gagner le pari de sa reconstruction malgré son rebut à la mondialisation et à la démocratie souvent mal conçue et partant éveillant une sorte d’anarchie.

Mr MUREFU BUNGABUNGA

 

 

 

Une pluie diluvienne

 

La tempête se déchaîne

Et emporte les toitures

Une tornade soudaine

Déracine les arbres.

La pluie tombe en rafales,

Engendre des érosions,

Déverse ses eaux rebelles

Dans les champs en hypertension.

La pluie diluvienne

Continue ses ravages

Son cortège de peines

Traverse nos villages.

Mais l’heure vient ou les campagnes

Se couvriront l’arc-en-ciel.

Les habitants des montagnes

Boiront l’eau sur la margelle !

EL DANI

 

 

 

Le verger regorge de tomates

Les enfants heureux de jouer la marelle

Plongent leur doigts dans le pot de miel

Qu’une vieille paysanne leur apporte.

 

Le vigilant jardinier a chassé

Le serpent qui se cachait sous les fleurs

Les amoureux peuvent cueillir sans peur

La noisette à l’instar des fiancés.

 

Les arbres en fête sur l’étang dressent

Leurs ombres et se mirent dans le ciel bleu

Ils feignent d’oublier la fureur du feu

Qui a ravi leurs branches sans trace.

 

Mais les hommes en proie à l’injustice

N’oublieront pas de réclamer leurs biens

Le sang de leur frères versé pour rien

Aux oreilles de Dieu criera justice.

 

EL DANI

 

 

EDITORIAL

L’Afrique en désarroi : le pari de la reconstruction

 

es Africains ne cessent de se livrer la guerre. Les enfants eux-mêmes marchent à la file indienne pour payer l’impôt du sang dans les savanes. Ils passent au fil de l’épée sans rime ni raison. Par ailleurs, les ressources minières ne profitent guère au continent qui doit encore se rendre à l’école de la vigilance pour prévenir les conflits armés. L’Afrique est en désarroi car ses greniers sont vides.

«Les damnés de la terre» (FRANZ FANON) sont alors condamnés à une faim de loup. C’est dans cet état qu’ils conduisent leur continent à sa dernière demeure sans fleurs ni couronnes.

Il est urgent d’exhumer l’Afrique et de lui redonner de l’oxygène. La Colombe estime que le continent noir peut redorer son blason s’il s’engage sur la voie du dialogue et de la réconciliation. La reconstruction de l’Afrique est un travail de longue haleine. Elle nécessite l’entretien des moyens de transport et des infrastructures sanitaires, l’arrêt de l’exode des cerveaux, la conservation des ressources naturelles et la solidarité à l’échelle continentale.

Ainsi, les Africains ne perdraient rien en pratiquant la saine gouvernance qui attirera les investisseurs étrangers. En effet, l’Afrique aux abois ressent déjà le poids de la dette internationale comme un coup de tir sur l’ambulance. Fort heureusement, les Africains ont encore plusieurs cordes à leurs arcs pour gagner le pari de la reconstruction de leurs pays spoliés par la guerre. Aujourd’hui, les morts crient justice, mais les vivants gardent silence pendant que la balkanisation plane telle une épée de Damoclès sur la République Démocratique du Congo.

Kavugho Vingi Eva, 5è C & A-Rédactrice en Chef

PROEMES

L’Afrique tirée à quatre épingles

 

 

e rêve d’une Afrique couchée sur un lit de roses, qui attend le lever du soleil sans le moindre coup de fusil. Je rêve d’une Afrique tirée à quatre épingles qui séduira les touristes par sa faune et sa flore.

 

 

 

Je désire vivre dans une Afrique où chacun mange à sa faim, où les hommes et les femmes travaillent la main dans main pour construire des maisons, asphalter les routes et produire de l’électricité. Une Afrique reconstruite où règnent la paix, la justice et l’amour. Je vois au loin un continent nouveau et solide, bien différent de ce roseau qui se plie à tous les vents.

Le jour point à l’horizon : l’Afrique dirigée par des leaders charismatiques semblables à ceux de l’ancien peuple d’Israël retrouvera sa dignité. Elle gémit encore sous les douleurs de l’enfantement des Samson et des Debora. Mais elle s’apprête à jeter «Le manteau de la guerre». Elle se prépare à porter le voile de ses noces avec le bonheur car voici venir les jours où tous les prédateurs du continent seront consumés comme la paille au feu de la reconstruction de l’Afrique.

 

KAHAMBU VYAKUNO Sylvie, 3è HS, Rédactrice en Chef Adjointe

Vision de l’année nouvelle

 

Voici les premières lueurs du jour

Le soleil couché sur un lit de roses

Pleure et de ses larmes d’or arrose

Les collines et les plaines en labour.

 

Le Mont Rwenzori avec ses neiges

Eternelles contemple le jour naissant

La Semuliki avec ses flots larmoyants

Berce l’étoile aux rayons beiges.

 

Une nouvelle année de l’orient surgit

Charmante comme une fille au teint doré

Tous les hommes s’éveillent pour adorer

Cette déesse qui les perd dans ses orgies.

 

Les Congolais debout dans le fumier

Depuis des lustres se ceignent les reins

Prêts à travailler la main dans la main

Pour sortir de leur immense bourbier.

 

Ils sont animés par le feu sacré

Pour redorer de leur pays le blason

Pour libérer leurs frères en prison

Pour repeupler de bétail tous leurs prés.

 

 

 

 

Ah ! si le bonheur pouvait encor revenir

Vous désaltérer à sa claire fontaine

Nul ne craindrait les vertiges de l’avenir

Chacun garderait l’espoir d’une paix prochaine.

 

Mais le jour et la nuit vous vous rongez les foies :

Le feu ne cesse de consumer vos villages

Dévorant vos moutons et vos chèvres à la fois

Sans laisser le moindre objet à son passage.

 

Seuls les oiseaux lui échappent avec fierté

Et lui offrent de leur nids sept grains d’ellébore

Les vivants dans la folie de leur liberté

Poussent une clameur de joie qui réveille les morts.

 

Tous les êtres se réjouissent dans l’univers

Le firmament parsemé d’étoiles danse

Jusqu’au petit matin où son joyeux concert

Cède ses guitares à l’année qui s’annonce.

 

El Dani

Le Congo éternue dans le sac

 

 

a République Démocratique du Congo se trouve aux abois. Elle est victime des appétits voraces qui l’immolent sur l’autel du dieu Mars. Notre pays ne sait à quel saint se vouer devant la crise sans nom qui paralyse tous les secteurs de sa vie sociale. Les champs sont en jachère ; la volaille a le cœur lourd car l’épervier a ravi ses poussins.

 

La guerre est là qui se livre au nom du peuple ! Les enfants paient l’impôt du sang. Les Congolais se laissent égorger comme des moutons : les richesses du pays prennent une destination inconnue. Certains dirigeants du peuple font la lessive du Gascon : ils portent à l’envers les habits qu’ils ont salis à l’endroit pour paraître sous le nouveau visage d’humbles serviteurs.

Le Congo éternue dans le sac : sa tête est tranchée, ses membres se disloquent. A l’Ouest, c’est la canicule. A l’Est, il fait un froid de canard. De part et d’autre, les produits de première nécessité font défaut. Les Congolais vivent sous un brouillard à couper au couteau. Ils traversent une nuit noire pendant que les étoiles dorment paisiblement dans le ciel.

Vienne l’aurore pour dissiper les ténèbres sur le Congo ! Vienne le moment où le soleil illuminera le chemin du peuple congolais à travers la forêt équatoriale !

KAVIRA BORA, 4è H.S.

 

POINTS DE VUE

Halte à l’afro-pessimisme !

es noirs de l’Afrique subsaharienne sont souvent victimes d’un pessimisme cynique de la part des occidentaux et d’eux-mêmes. D’aucuns pensent que les négro-africains n’ont rien apporté au progrès mondial. Pour eux, le nègre est bon à rien. Pourtant l’Afrique a déjà offert au monde sa crème littéraire et religieuse.

Dans le domaine scientifique, l’égyptologue sénégalais CHEIK ANTA DIOP a essayé de démontrer l’antériorité des civilisations nègres dans son livre portant sur les Nations Nègres et la culture. A-t-il été compris ? Certes l’Afrique ne peut pas s’endormir sur les lauriers de son passé glorieux. Mais il faut reconnaître que le vieux continent a acquis une sagesse multiforme.

En littérature, l’Afrique a engendré des figures de notoriété internationale : Léopold Sedar SENGHOR d’heureuse mémoire, Wole SOYINKA, pour ne citer que ceux-là.

 

Dans l’Eglise Catholique Romaine, l’Afrique est fière des martyrs de l’Ouganda. Par ailleurs, l’art nègre est déjà reçu dans le panthéon des arts. Que dire de ces Africains qui emportent différentes coupes durant les compétitions internationales ? Ce n’est pas l’effet du hasard que le Ghanéen KOFI ANNAN préside aux destinées de l’O.N.U.

Halte à l’afro pessimisme ! L’Afrique a le droit de revendiquer sa place au soleil. Loin de douter de ses capacités personnelles, elle doit conquérir et mériter l’estime des autres continents.

KAVUGHO MALIABWANA, 5è C & A

 

 

 

Une année expire

Le puissant soleil de fatigue accablé

Achève sa course dans le ciel en émoi

Et dort profondément loin des vallées

Où le vent furieux plie les roseaux à sa loi.

 

Les bananiers sirotent la coupe de la lune.

Et respirent éperdument la fraîcheur du soir.

Ils présentent leurs hommages à la reine

Dont le cheveux d’or éclairent notre terroir.

 

Une année expire avec ses joies éphémères

Et regarde avec un souverain mépris

Les rivières qui rugissent de colère

Car la dure période des crues a repris.

 

Les rayons lunaires filtrent dans les feuilles

Où se couchent les vaches qui paissent en rêve

Dans la prairie qui se porte à merveille

Car les épées de guerre lasse font la trêve.

 

Hommes, écoutez le dernier soupir de l’année

Qui disparaît bon gré mal gré à l’horizon

Ecoutez les remous d’un peuple abandonné

A son triste sort pendant toutes les saisons.

 

 

 

Afrique meurtrie

 

 

Afrique, jadis tu dansais chaque jour

Au son de grands tam-tams mélodieux

Tes enfants alternaient des cris joyeux

Du sommet des collines au moment du labour.

 

Afrique, tu fus autrefois une mère

Aux nombreux enfants qui faisaient la chasse

Dans tes giboyeuses forêts en liesse

Qui cachaient tes ressources minières.

 

Aujourd’hui tu rends le dernier soupir

Les guerres t’ont laissée des plaies profondes

Qu’aucun antidote ne peut guérir.

 

Tes habitants tristes à l’ombre des palmiers

Souffrent atrocement de la malaria

Et meurent de faim sous les arbres fruitiers.

 

KAVUGHO VINGI Eva, 5e C. & A.

 

 

 

L’Africain au four et au moulin

ans La Colombe N° 5 de Janvier 2001 (p. 26), nous dénoncions l’Africain complice de son propre malheur. Néanmoins, nous n’avons pas passé l’éponge sur les intrigues de la communauté internationale dans le bourbier africain.

« A vrai dire ce sont certains Etats de ladite communauté internationale qui connaissent et entretiennent les turbulences de toutes sortes. Ce sont ces états, en coulisses et dans l’ombre, qui sont les grands maîtres, en fins manœuvriers, de bien des situations méticuleusement tramées causant la désolation de l’Afrique» (Joachim DIANZUNGU LUTATA, «Quand l’espérance fait survivre l’Afrique des tourments», in Afrique d’espérance, n°3 Fév.-Mars 1999, p. 14.).

Pour défier cette situation complexe, l’Africain doit se mettre au four et au moulin. Il doit répondre à l’urgence de la reconstruction de l’Afrique. Pour ce faire, il tournera le dos à ses projets chimériques pour adopter u

 

des stratégies réalistes de développement. Certes l’Africain se trouve «debout dans la mort», mais il a encore des potentialités énormes. On ne le dira jamais assez, la reconstruction de l’Afrique est avant tout affaire de conscience nationale et continentale.

Il revient aux Africains de se mettre au travail en commun qui va de pair avec la démocratie «L’Afrique cessera ainsi d’être en tout temps le podium de manifestation des misères et le chantier où s’affrontent les impératifs hégémoniques des puissances étrangères qui trempent dans d’impitoyables intrigues de guerre et des atrocités sans nom» (Joachim DIANZUNGU LETATA, art. cit., p. 15)

FAZILA NGAMUHAVYAKI, Correspondante

de La Colombe à l’Institut Malkia wa Mbingu / BUTEMBO

Coup de tir sur l’ambulance

 

Afrique a du mal à s’insérer dans la mondialisation parce qu’elle est confrontée à de multiples problèmes politiques, économiques et socio-culturels.

Elle ressent le poids de la dette internationale comme un coup de tir sur l’ambulance qui la conduit à l’hôpital. Le diagnostic est connu : l’Afrique doit subir une césarienne pour accoucher de sa reconstruction. Elle accuse déjà une forte anémie…

Notre continent est rongé par une crise économique que le financement de diverses guerres fertilise tel un engrais. Comment avons-nous géré les prêts de la communauté internationale ?

Certains pays africains sont en voie de sous développement. Nous pouvons déplorer la mauvaise

 

gestion des aides au développement car les devises provenant de la Banque Mondiale ont tôt fait de se retrouver dans des poches loin de leur projet initial. Néanmoins, il faut insinuer la connivence internationale dans le sous-développement de l’Afrique.

Notre point de vue est que la dette internationale des pays africains devrait être supprimée si ce derniers témoignent de leur volonté de s’engager sur la route du développement. C’est seulement et alors seulement que l’Afrique se mettra au diapason des autres continents.

KAHAMBU MALO Guilène, 5è C & A.

CHANTS DU POETE

La «fratermitié»

 

Voici le temps superbe,

L’heure de la ‘‘ fratermitié ’’,

Où naissent les amitiés ;

Les plantes se parent d’herbes.

L’Afrique dorlote

Ses enfants réconciliés

Que la guerre a spoliés

Aux mois de grandes récoltes.

Que le torrent des larmes

Tarisse sur le front noir

Du vieux continent noir

Consumé par les armes.

Tous les Africains débout

Veulent se ceindre les reins

Sous l’œil froid de leur parrains

Pour travailler jusqu’au bout.

Sous le soleil et la pluie

L’Afrique resplendissante

Fixera le prix de vente

De la corbeille de fruits.

Ses enfants toujours unis

Vivront la ‘‘ fratermitié ’’

Et seront les héritiers

D’une terre à jamais unie.

EL DANI

 

 

 

Ces produits qui flottent en l’air et qui ne s’attachent à rien sacrifient donc leur dignité humaine au nom de la félicité à venir. Quel rêve !

Enfin, nous pouvons constater avec amertume que les sectes blessent l’Afrique non seulement par les hérésies dues à l’interprétation trop libre de la Bible mais aussi par le niveau d’instruction très bas des membres.

Leurs leaders, voulant asseoir en perpétuité leur pouvoir sur les adeptes, prônent souvent une

formation intellectuelle très élémentaire. Car disent-ils ‘‘aux sages et aux savants, Dieu a caché son mystère ’’. L’Afrique se laisse ainsi peupler d’une bande d’analphabètes et d’illettrés comme si son progrès déboucherait de l’ignorance.

Telles son autant des calamités agaçant l’Afrique suite au phénomène des sectes et un appel aux africains à se méfier de ces mouvements religieux.

 

MBUSA MUTAHINGA

 

Une solidarité à l’échelle continentale

 

armi les valeurs de l’Afrique ancestrale, la solidarité et l’hospitalité figurent au premier plan aux côtés du respect de la vie.

La solidarité africaine tend à disparaître alors qu’elle devrait être le ferment de la renaissance de notre continent. Cette dernière exige que les pays africains quittent leur ghettos et élargissent leur solidarité à l’échelle continentale.

Aucun pays, si riche soi-il, ne peut se passer des autres. On ne peut qu’encourager les petits regroupements régionaux comme l’UMA, la CEDEAO et la SADEC qui permettent aux pays voisins de se pencher sur leurs problèmes communs et d’entrer dans la coopération.

L’Organisation de l’Unité Africaine (OUA en sigles) a essayé de travailler à la cohésion du

 

continent mais comme les pompiers, elle arrivait tard au moment des conflits. Le cas de la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée est éloquent à ce propos.

Aujourd’hui l’OUA a laissé la place à l’Union Africaine. Le président libyen M. KADAFI est le principal apôtre d’une sorte de confédération des Etats d’Afrique. Il s’agit d’une proposition séduisante si elle ne reste pas lettre morte. Elle peut favoriser la solidarité africaine en dépit des appétits individuels de certains pays et de la boulimie des puissances étrangères. Puisse les Africains s’entraider dans tous les domaines de leur vie !

 

KAVUGHO VUMA Phany, 6è C. & A.

Combat pour une paix durable

 

es mobiles qui poussent les Africains à se livrer la guerre sont nombreux, mais l’on peut citer la conquête du pouvoir, les matières premières et l’impérialisme tribal. La connaissance de ces mobiles est utile pour mener le combat de la restauration d’une paix durable en Afrique.

Dans un pays en guerre, la cessation des hostilités est la condition préalable du retour de la paix. Il s’agit d’enterrer la hache de guerre pour s’asseoir autour de la table du dialogue fraternel. Ce dernier doit être sincère et sans complaisance. Il doit se faire dans le respect mutuel.

Le combat pour la paix en Afrique nécessite des armes spirituelles comme l’amour du

 

prochain, la prière, la conversion et la réconciliation. Les Africains se laisseront transpercer par le glaive de la justice pour régler leurs différends et pour garantir le droit de la veuve et de l’orphelin. Seule la justice pansera les blessures. Voilà pourquoi nous exhortons les Africains à ramener la paix dans leurs pays, à la sauvegarder là où elle est en péril pour l’intérêt supérieur de notre continent.

 

VIHAMBA VULEMBERA Nancy, 3è C. A.

 

 

En effet, l’une des plus funestes conséquences de cette prolifération des sectes est que les africains ont fini par s’imaginer qu’aucun rapport ne pourrait s’établir entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Il existe ainsi, à leurs yeux un antagonisme entre l’ordre de la foi et l’ordre de la raison à telle enseigne qu’ils cherchent à se sanctifier en dehors du monde où ils se meuvent.

D’où le paradoxe que nous enseignent ces sectes lorsqu’elles prophétisent une religion des ‘’ saints’’, des ‘’ purs’’ où l’on atteint directement Dieu. Quel rêve !

Du jour au jour et de plusieurs manières, les sectes engouffrent les Etats africains dans le sous-développement. Ces dernières entretiennent un culte de la personnalité des leaders, des fondateurs ou des prophètes dont elles suivent le message et épousent une certaine façon de vivre. Par ce culte, alimenté d’une conviction

paranoïaque, des leaders, les africains s’enlisent dans le charlatanisme et la déviation morale. C’est en ce sens qu’ils sont tentés très souvent de rechercher des guérisons providentielles aux problèmes existentiels tels la pénurie, la maladie, la misère….

De plus, c’est dans les sectes que se meuvent décidément des idéologies conçues par les pays développés, qui empiètent au bien – être de l’Afrique. Et loin d’être des mouvements religieux apolitiques, elles s’évertuent dans une politique de gauche. Créées donc afin de ‘’diviser pour mieux régner’’, les sectes s’avèrent le royaume de la manipulation politique où la liberté des membres est foulée aux pieds. Soumis aux pressions (morale, psychologique et idéologique) parrainés d’un fallacieux discours eschatologique, les sectaires sous estiment et assistent comme spectateurs au théâtre du modernisme.

 

Un oubli coupable

ujourd’hui les Africains se livrent la guerre pour des raisons multiples qui varient selon qu’on se trouve dans la région des Grands Lac, dans la corne de l’Afrique ou en Afrique occidentale, néanmoins nous pouvons trouver un dénominateur commun à ces conflits fratricides : c’est l’oubli coupable du commandement de l’amour fraternel :«Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés»(Jn15,11-12). Cette parole de Jésus s’adresse non seulement aux chrétiens mais aussi aux musulmans et aux personnes de bonne volonté.

La paix en Afrique n’est possible que si ses habitants se laissent imprégner de l’amour du prochain. Nous pouvons parvenir à la reconstruction de notre continent si nous acceptons de nous plonger sept fois dans le Jourdain de l’amour

fraternel, de l’amour patriotique. Nous verrons alors les savanes reverdir, les villages danser au rythme du xylophone et les enfants frotter leurs ventres bedonnants sur les bananiers car ils auront mangé à satiété.

KATUNGUMUKATAKAMBA, 4è C. & A.

 

Les sectes, un frein au développement de l’Afrique ?

u regard de la misère on ne peut plus humiliante dans laquelle l’Afrique croupit, l’affirmation selon laquelle ‘’ L’Afrique est mal partie’’ semble vraie. Et comme si cela ne lui suffirait, au lieu de la délivrer des aléas et des vicissitudes de la vie, le phénomène des sectes, la torture de plus en plus pour la plonger dans un précipice à la merci de tous les démons. Cependant, malgré les douleurs qui l’agacent de toutes parts, l’Afrique ne peut sacrifier son développement intégral au profit du foisonnement des sectes.

 

Les morts crient justice !

 

ous vivons un moment crucial de l’histoire de notre pays. La guerre a déjà fait de nombreuses victimes, innocentes pour la plupart. La République Démocratique du Congo a voulu – à l’instar d’une poule – rassembler ses poussins de l’Ouest et de l’Est, mais l’accord se fait encore attendre.

Devant le silence et la complicité des vivants, il n’y a que les morts qui peuvent crier justice. En effet, dans notre milieu, la guerre a parfois tourné en un règlement des comptes entre familles et même entre tribus. Certaines familles ont perdu les leurs qui ont été livrés à la justice expéditive des bandes armées.

En outre, certaines fermes des paisibles citoyens ont été vidées de leur bétail pour servir de butin d’une guerre non encore gagnée. En temps de guerre tous les coups sont permis : Au nom de la guerre, on est prêt à profaner les lieux sacrés ; c’est le cas de la Paroisse Catholique de

 

Mbingi en diocèse de Butembo – Beni qui a été littéralement pillée la veille de la Noël (à partir du 22.12.01) par des militaires qui n’ont pas hésité à forcer le tabernacle pour répandre les hosties par-terre. Au nom de la guerre, on foule aux pieds le droit à la propriété ; on ôte impunément la vie à son semblable.

Dès lors, les morts crient justice du fond de leur fosse commune. Les vivants se taisent car ils ont peur de mourir mais les morts n’attendent pas la fin de la guerre pour porter plainte ; ils ont perdu leurs propriétés, ils ont perdu leur vie.

KAVUGHO MARASI Espérance, 6è Math-Physique

Un continent rebelle à la démocratie

un journaliste européen qui lui posait la question de savoir le régime qui convient le mieux à l’Afrique, un Président africain répondit sans ambages : «c’est celui que j’applique chez moi». Le journaliste poursuivit : «Est-ce la démocratie ?». Le président repliqua : «Pas forcément, c’est un régime qui donne une entière satisfaction au peuple ; voyez-vous, l’Afrique a ses réalités que l’Occident ignore».

J’admire la sincérité de ce Président dont je me réserve de citer le nom. La voiture démocratique s’est embourbée en Afrique. Notre continent serait-il rebelle à cette forme de gouvernement ? «Pour peu que l’on soit attentif aux événements politiques qui secouent l’Afrique, l’on peut se risquer d’affirmer que la démocratie n’a pas bonne réputation sur le continent noir» (SAMEDI JOSEPH, «La démocratie : un luxe pour les Africains ?» in L’Afrique de l’Espérance, n° 3 Février-Mars 1999, p. 6). La démocratie semble avoir échoué au Burundi comme au Congo Brazzaville. Par peur du verdict des urnes, des gouvernements africains «ont recruté des sbires ou créé des milices à leur solde, aptes à torturer

 

ou intimider quiconque oserait les contester » (SAMEDI JOSEPH, art. op. cit., p. 7).

Le peuple, véritable détenteur du pouvoir, est continuellement grugé par des coups d’état électoraux et des mascarades à peine dissimulées. A l’ère de la mondialisation, l’Afrique doit pratiquer la saine gouvernance au lieu de se couvrir le faux parapluie d’une «Afrique convoitée, étranglée, sollicitée, téléguidée, idéologisée, commercialisée». (cfr. Ferdinand MUHIGIRWA, «La politique africaine à l’ère de la mondialisation» in Afrique d’Espérance, n° 3, Fév.-Mars 1999, page 5).

 

KAVIRA NGAMUHAVYAKI Lyly, 5è Math-Physique

 

ETHIQUE ET RELIGION

Sans fleurs ni couronnes

a vie humaine est un voyage qui prend fin à la mort. Cette dernière est un élément doublement révélateur : elle révèle la personnalité et la renommée de celui qui vient de mourir ; elle dévoile également les intentions secrètes des vivants.

En effet, certaines cérémonies funéraires se caractérisent par une pompe qui fait songer à une résurrection du défunt tandis que d’autres se font sans fleurs ni couronnes. Dans les deux cas, les vivants se préoccupent souvent de l’héritage que lègue le défunt. A ce propos, le triste sort des orphelins et surtout des veuves retient notre attention.

Dans notre milieu, c’est rare qu’une femme qui vient de perdre son mari soit traitée avec égards par sa belle famille. La femme n’a presque aucun mot à dire lors du partage de l’héritage à moins qu’un testament formel ne milite en sa faveur. La famille de son mari cherche à s’accaparer de tout sans songer à la croissance des orphelins. Certaines familles audacieuses vont jusqu’à vendre la maison du défunt pour abandonner la veuve

expulsée à son triste sort.

C’est pourquoi les veuves éplorées demandent à leurs belles familles d’organiser des obsèques sans fleurs ni couronnes car l’inhumation pompeuse est parfois une mascarade qui donne l’impression que l’illustre disparu était fort aimé par ses frères et ses oncles qui ne rougissent pas, par ailleurs d’ignorer la veuve et l’orphelin au moment du partage de l’héritage.

TSONGO NGANZA, 6è Math-Physique

 

 

Au cours du film, le héros accomplit un travail. Il atteint une performance qu’on résume habituellement dans cette formule :

F(S)=>(O1 S O2)à (01 S O2) que nous lisons : la performance (F) du sujet (s) consiste (Þ ) à son passage (à ) d’un état ( ) où il est en conjonction ( ) avec l’adjuvant (01) et en disjonction ( ) avec l’objet valeur (O2) à un état où il est en disjonction avec l’adjuvant et en conjonction avec

l’objet recherché. C’est avec la performance du sujet qu’on peut arriver à résumer un film en une phrase ou à expliquer son titre.

Remarquons en guise de conclusion que tous les films ne se prêtent pas à ce genre d’analyse. L’interprétation d’un film dépend de son genre : documentaire, film policier, film d’action, … Au demeurant la méthode actantielle est précieuse pour l’analyse des contes et des romans.

 

KAHINDO SITWAMINYA Bijou, 6è Math-Physique

 

 

Les mains dans la sauce

ans une case au centre de l’Afrique bout une sauce dont l’arôme aiguise les appétits des puissants de la terre. La case prend feu et soudain les voisins accourent en vaillants pompiers. Bientôt ils succombent à la tentation de prendre de cette sauce juteuse… Leurs mains se ruent sur la sauce comme celles des enfants qui plongent leurs doigts dans un pot de miel.

Entre-temps, la case continue à prendre feu. La chaume se consume et la fumée noire monte vers le ciel comme une offrande vespérale présentée à un Dieu qui tolère que ses enfants turbulents s’amusent dans la boue au risque d’y demeurer. La sauce était préparée dans une grosse vieille marmite qui

 

s’est fendue sous l’effet des intrigues des mains multicolores qui l’ont envahie. Ces mains noires, blanches, rouges, jaunes ont été attrapées dans la sauce, mais personne ne les a coupées au nom d’une clémence qui a pris la complaisance comme nom de baptême.

BAHATI KASISIVAHWA Serge Hervé, 5è Math-Physique

 

A l’école de la vigilance

 

a balkanisation plane telle une épée de Damoclès au-dessus du continent africain. Les conflits armés éclatent dans les sous-régions de l’Afrique : ils naissent comme des champignons et croissent comme l’herbe pendant la saison pluvieuse.

Les Africains désireux de reconstruire leur continent doivent se rendre à l’école d’une vigilance tous azimuts. Ils porteront une peau de renard cousue à celle du lion pour mieux prévenir les conflits. Les Seigneurs de guerre laisseront les populations vaquer paisiblement à leurs activités. La vigilance africaine devra revêtir deux dimensions : externe et interne. Au niveau intérieur, il s’agira d’étouffer les escarmouches car «les petits

 

ruisseaux font les grandes rivières». Au niveau extérieur, les Africains ne perdront rien en dénichant le serpent caché sous des fleurs pour démasquer les intérêts que les fabriques des armes peuvent avoir dans les guerres africaines. Nous estimons que la vigilance interne est primordiale car, comme le dit la sagesse nande : «on ne peut pas deviner la place qui suinte sur un toit qu’on n’habite pas».

KAHINDO MUNDELE Alice, 5è Math-Physique

 

 

 

L’odyssée africaine

Afrique a connu une vie mouvementée au cours de la dernière décennie du XXè siècle. Il n’est pas aisé de se prononcer sur son avenir car son histoire ressemble fort bien à un périple sans issue.

L’Africain ne diffère pas d’Ulysse, roi d’Ithaque qui fit une errance de dix années sur la mer avant de regagner sa patrie. Ce vaillant guerrier revenait de la guerre de Troie. Son génie inventa le fameux «Cheval de Troie». Ulysse est le héros de l’odyssée, ce poème épique grec en vingt-quatre chantsUUUUUuly attribué à Homère. Cette épopée nous retrace les péripéties du retour d’Ulysse à Ithaque, son royaume après la chute de Troie (voir

 

Dictionnaire Universel, Edicef, 1995). L’Africain qui vit la guerre depuis des lustres n’a pas la vaillance d’Ulysse. Son retour à la paix, sa reconstruction n’est pas pour demain. La tempête est forte et la pirogue africaine est déjà frappée par l’obsolescence. Seul Dieu le maître de l’histoire mettra fin à l’odyssée africaine pourvu que notre continent reconnaisse sa détresse et cherche les voies et moyens de s’en sortir.

BORA MALIRO, 5è C. & A.

 

 

Comment lire un film ?

arfois nous ne savons pas comprendre un film auquel nous venons d’assister. Nous sommes incapables de justifier son titre car nous nous contentons souvent des images. Pourtant le cinéaste a toujours un message qu’il adresse aux spectateurs. Ce message doit être décodé, interprété. Nous proposons la recherche des indices actantiels pour une bonne compréhension d’un film (Référence : cours d’Esthétique 5e).

En effet, certains films commencent souvent par un manque qui ne sera comblé qu’au terme du parcours narratif. Le héros reçoit d’un destinateur la mission de conquérir l’objet qui comblera ce manque. Il reçoit également des adjuvants (personnes ou objet qui lui permettront d’accomplir sa tâche).

Le héros lutte avec acharnement contre des opposants en vue de donner l’objet recherché aux destinataires. Les épisodes ou le contenu d’un film peuvent se résumer dans le schéma actantiel de Greimas à l’aide de ces six actants que nous venons relever. Prenons l’exemple du film « Quo vadis ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CULTURE ET LOISIRS

 

La pratique des arts martiaux

 

a pratique du sport est utile à la croissance des jeunes. Elle fait partie de leur éducation. Les arts martiaux intéressent plusieurs élèves qui les considèrent comme une distraction et un moyen de défense Voilà pourquoi ils s’enrôlent dans des clubs de karaté, surtout pendant la période des vacances.

En ville de Butembo, les gens ne pratiquent pas beaucoup les arts martiaux (karaté, katch, judo, boxe,…) car ils les considèrent à tort comme des jeux barbares. Il est souhaitable que chaque école encadre ses élèves dans ce domaine

car il s’agit également d’une éducation morale. Si certains jeunes gens profitent de l’apprentissage des arts martiaux pour se battre en désordre, c’est parce qu’ils manquent des encadreurs compétents.

 

KAMBALE KATSONGO, 2è C.O.

 

 

 

ECOLE, FAMILLE, SOCIETE

 

Le secret de la réussite scolaire

 

 

a vie estudiantine exige un cadre propice loin du laissez-aller du monde libre. La discipline constitue la base, la clé et le secret de la réussite à l’école. J’estime que la devise de l’Institut Mgr Kataliko est pertinente : «Discipline et travail».

D’une manière générale, les élèves délinquants et récalcitrants essuient des échecs en classe et il y a lieu de douter de leur sens de responsabilité dans l’avenir car un adage dit que «l’espoir de la moisson est dans la semence».

Une école qui veut prendre au sérieux son œuvre d’éducation doit faire de la discipline une affaire des parents et de toute la communauté scolaire : les autorités, les professeurs et les élèves. Chacun

 

doit apporter sa pierre à la construction de l’école car les locaux ne suffisent pas pour donner une renommée à un institut.

Ainsi la discipline s’avère le secret de la réussite à l’école et dans la vie. Les écoles ont intérêt à former les élèves à la simplicité, à l’humilité, à l’obéissance, à la ponctualité, au souci du travail bien fait et au respect de la personne humaine.

 

 

FURAHA KINANGA, 3è H. S.

 

L’exode des cerveaux

 

e coût de la vie en Afrique et surtout le manque de rémunération poussent les intellectuels africains à prester dans d’autres continents. Nous assistons à une fuite de cerveaux qui prend source dans le malaise politique de notre continent.

 

Nombreux sont les Africains qui se sont établis en Occident et y poursuivent la triple carrière de professeur, journaliste et écrivain. La fuite des cerveaux privent l’Afrique d’une partie de ses forces vives. Elle freine le développement de notre cher continent. Il est vrai qu’à l’intérieur de l’Afrique, nous assistons au même mouvement : certains intellectuels fuient leur pays pour s’établir dans d’autres. Mais

 

c’est toujours au service de l’Afrique.

Nous en appelons à la conscience et au patriotisme des intellectuels africains qui émergent sous d’autres cieux afin qu’ils viennent sinon définitivement, du moins momentanément donner un coup de main à leurs compatriotes qui entreprennent la réforme de continent africain.

 

 

NDERYA KYAVULIKIRWA Patient, 5è Math-Physique

Rédacteur en Chef Adjoint

 

 

 

 

L’art au service de l’Afrique

 

es différents domaines de l’art sont l’œuvre du génie humain. Ils peuvent servir au respect de la dignité humaine. C’est sous cet angle précis qu’ils peuvent constituer une force vive pour la libération d’un peuple.

En Afrique, il convient de mettre l’art au service de la reconstruction du continent. Il ne s’agit pas d’appauvrir l’art mais plutôt de l’orienter vers le bonheur de l’homme. La renaissance africaine se manifestera par la réfection des bâtiments endommagés durant les guerres. Il faudra reconstruire les écoles, les hôpitaux et les autres édifices d’intérêt communautaire. Pour y parvenir, une reforme économique s’impose.

De son côté la littérature sera engagée. Les journaux, les romans, les revues apporteront leur pierres à la reconstruction de l’Afrique. Notre continent a besoin des visionnaires pour l’aider à

entrevoir son avenir. Les chevaliers de la plume lui sont tout aussi utiles que les agents de la radio ou de la télévision. La presse filmée, quant à elle, aidera l’Afrique à écrire son histoire.

Par ailleurs la musique se mettra au service de la libération de notre continent dans la mesure où elle traduira les réelles aspirations du peuple africain. Elle sera très éducative pour les masses populaires. La musique comme tous les autres domaines de l’art constitue une force non négligeable dans les travaux combien onéreux de la reconstruction de l’Afrique.

 

NEEMA MULYANGASU, 5è Math-Physique

Coup d’œil sur Léopold Sedar SENGHOR

 

hers lecteurs informés, nous ne vous proposons pas une étude toute faite de ce grand poète africain. Nous savons que vous le connaissez plus. Mais notre souci est de donner un avant goût aux jeunes esprits sous-informés.

Qui était-il cet homme dont on a tant parlé ? C’est un écrivain africain, né en 1906 à Joal, un village du Sénégal. D’une famille riche, il recevra une éducation et une formation à la française. Il fut un élève brillant, dit-on. Il était aimé de ses professeurs. Sa capacité intellectuelle et son savoir-faire l’amenèrent à poursuivre ses études de Dakar jusqu’à Paris (France).

Eminent professeur dans les universités de France, il devient membre de l’Académie Française en 1984. Saluons en passant la politique coloniale française d’assimilation qui l’amena à la hauteur malgré son teint noir et son nez aplati. Disons-le, notre poète vivait l’Afrique de loin.

Toutefois ses sensations étaient purement africaines, peu importe les

emprunts européens. La nostalgie était grande, l’amour de son continent, de ses ancêtres, de sa patrie, de son village. Il chante et vante l’Afrique. Il est le chantre de la Négritude. Il fut homme politique, élu premier président de son pays (1960 - 1980). Mais il quitta volontairement le pouvoir.

L’Afrique a pleuré, les poètes africains ont pleurés, La Colombe a pleuré aussi, ce 20 décembre 2001. La terre n’a pas eu pitié sinon elle allait refuser de le recevoir dans son sein. Vigoureux, il a franchi l’âge du psalmiste.

Adieu Senghor, reposes-toi en paix dans le royaume d’outre-tombe. Que la terre de nos ancêtres te soit légère. Tu es avec nous : «Les morts ne sont pas morts…»

MUSUBAO MUKESYAYIRA

 

Le noyau de la reconstruction de l’Afrique

a reconstruction de l’Afrique est un travail d’Hercule. Il s’agit d’une œuvre de grande envergure dont le début plonge les Africains dans l’embarras. Au moment où notre continent veut se redresser sur ses pas en tournant la page de ses conflits internes, la famille peut constituer le noyau d’une telle démarche. Notre propos veut surtout mettre l’accent sur la contribution de la femme – mère – de - famille au développement de l’Afrique.

Il y a d’abord l’éducation à la culture de la paix. Il revient à chaque famille de participer à la restauration de la paix en elle-même et autour d’elle. Les conflits souvent déclenchés à l’absence des femmes ne trouveront pas de solution sans leurs conseils et leur collaboration.

Nous avons ensuite le respect de la tradition. Cette dernière n’est pas à exclure de la fondation de l’immeuble africain. La femme reste la gardienne de la tradition. Elle apprend aux adultes et aux

 

enfants la solidarité, la générosité, l’unité, la fidélité, le respect de la vie et tant d’autres valeurs que l’Afrique doit se garder de jeter aux oubliettes de l’histoire.

La renaissance africaine viendra des femmes qui vont adhérer à des associations de défense des droits des paysans, des droits de l’homme. Nous espérons que la nouvelle Afrique donnera aux femmes l’occasion de participer activement à la gestion de la chose publique.

 

MWENGE SYAUSWA YVETTE, 5è Math-Physique

 

La jeunesse africaine renverse la vapeur

 

a jeunesse africaine est emportée dans le tourbillon qui souffle sur son continent. Mais elle est un atout sur lequel on peut encore compter. Au fur et à mesure que les jours passent les jeunes comprennent qu’ils ont un rôle à jouer dans le progrès de l’Afrique. C’est la raison pour laquelle ils se décident de renverser la vapeur, de mettre fin à la ruine de leurs pays.

Les jeunes africains sont encore dynamiques malgré la crise qui frappe leur continent. Ils ont besoin d’une solide formation scolaire et extra-scolaire. L’école permet d’éviter la délinquance juvénile. Elle prépare les jeunes citoyens à leurs responsabilités futures. Mais l’éducation de la jeunesse ne s’arrête pas à l’école. Elle se poursuit

 

dans la société avec les loisirs et l’apprentissage de quelques arts et métiers.

Ainsi l’Afrique qui veut se reconstruire donnera aux jeunes la place qui leur revient. Leur vigueur et leur esprit révolutionnaire relèveront notre continent qui penche depuis longtemps vers son déclin.

 

KASEREKA MULUMBA, 3è H.S.

 

 

Le faux-pas africain

eut-on trouver une réponse à l’énigme du retard technologique de l’Afrique par rapport aux autres continents ? Les alibis sont très nombreux ; leur liste ne peut être exhaustive. D’aucuns évoquent la Traite des Noirs et la longue période coloniale qui ont perturbé le progrès d’une Afrique aux royaumes solidement établis. D’autres se cachent derrière le rideau du néocolonialisme. D’autres enfin sombrent carrément dans l’afro- pessimisme et estiment que le négro-africain est incapable d’opérer une quelconque merveille. Quel crédit accorder à toutes ces explications ?

A notre avis, il faudrait évoquer l’hypothèse d’un faux-pas africain, René DUMONT avait déjà souligné que l’Afrique est mal partie dans ses stratégies du développement.

Le Japon bombardé durant la seconde guerre mondiale se relève «miraculeusement».

Le Plan Marshall redresse une

Europe en crise et qui de nos jours élargit son union inconditionnelle. Le pragmatisme hisse les Etats-Unis au sommet du progrès technologique. Mais l’Afrique … commet le faux-pas de se livrer à la guerre, de pratiquer la gabegie, d’oublier son identité, de refuser la démocratie.

FURAHA MALENGERA, 5è C. & A.

Le prix du chômage

e chômage est un problème crucial dans la société actuelle. Nombreux sont les diplômés qui manquent du travail alors que le coût de la vie devient de plus en plus exorbitant. C’est comme qui dirait que le long parcours scolaire et universitaire constitue le prix du chômage : les élèves et les étudiants paient les frais des études pour recevoir le chômage en contre-partie. Quel paradoxe !

Le chômage constitue un handicap à la reconstruction de l’Afrique. Certains africains ont la bonne volonté de travailler à la renaissance de leur continent mais ils manquent les voies de canalisation de leurs efforts. Les chefs des gouvernements doivent

se pencher sur ce problème pour lancer le coup d’envoi de la création des emplois. C’est alors que les élèves et les étudiants pousseront un ouf de soulagement et que se lèvera un jour nouveau sur l’Afrique entière.

 

KAVIRA MULIMAPOSO Guilène, 4è H.S.

 

La nature, mère de l’humanité

 

 

a conservation des ressources naturelles est très importante pour la survie de l’homme. La nature fournit aux hommes de la nourriture, du gibier, du poisson et d’autres produits utiles à leur santé. Elle est pour les hommes une mère généreuse et prévenante.

 

Dans cette perspective, la forêt tropicale est à conserver. Elle héberge des espèces animales et beaucoup de matières premières. Songeons à l’écorce du quinquina d’où provient la quinine qui soigne la malaria. Il est urgent que les pays africains prennent des mesures draconiennes pour sauver la faune de la chasse pratiquée pour le commerce de la viande. Les populations aquatiques souhaitent être

libérées de certaines techniques de pêche, en l’occurrence celle qui se pratique avec des filets à petites mailles et capture les alevins (Cfr. Kacheche n° 3 ).

En dernière analyse, l’homme qui détruit la faune et la flore veut couper son cordon ombilical. Il veut être sevré au moment où il a encore fort besoin du lait maternel. Protégeons la nature nourricière.

MASIKA SAFI RAHA, 5è Math-Physique

 

 

Les enfants au terme de l’aventure militaire

n Afrique, les enfants s’enrôlent dans des bandes armées pour des raisons diverses. Nous pouvons épingler le manque de frais scolaires, le goût de l’aventure et la perte de l’espoir en un avenir meilleur.

Ecoutons à ce propos AHMADOU KOUROUMA dans son roman «Allah n’est pas obligé » :

«Quand on n’a plus personne sur terre, ni père, ni mère, ni sœur et qu’on est petit, un petit mignon dans un pays foutu et barbare, où tout le monde s’égorge, que fait-on ? Bien sûr on devient un petit enfant soldat … pour manger et égorger à son tour : il n’y a que cela qui reste !»

Les enfants qui abandonnent la tenue militaire doivent être accueillis par la société comme des enfants prodigues qui regagnent le toit paternel. Le veau gras à préparer pour la circonstance n’est rien d’autre qu’une nouvelle éducation au respect de la vie, à l’amour du travail et au sens de la responsabilité. C’est ce que tâche de faire ici chez nous l’O.N.G. «Let’s protect children».

Les enfants qui ont été au front en gardent un souvenir indélébile.

 

Ils peuvent être hantés par l’esprit de vengeance. La société doit prendre les dispositions nécessaires pour leur fournir un cadre de vie qui leur permettra d’oublier les atrocités de la guerre. On peut songer à ouvrir des écoles ou des centres d’apprentissage des métiers. Mais nous devons surtout aider moralement et financièrement les organisations locales qui volent au secours de ces enfants déshérités.

MADEY BASAGA Rose, 4è C. & A.

La priorité de la santé en Afrique

 

a santé figure parmi les besoins primaires d’un être vivant.

Un pays soucieux de son développement renouvelle continuellement ses infrastructures sanitaires. En Afrique, les populations vivent dans des conditions précaires qui réduisent leur espérance de vie. La malaria et la pandémie du SIDA, pour ne citer que celles-là, déciment les Africains au jour le jour.

La santé demeure une priorité de la reconstruction de l’Afrique. Cette dernière doit arrêter les ravages du SIDA.

Les institutions sanitaires s’efforceront de garantir aux

 

populations le minimum des soins médicaux. L’Afrique rappellera sans cesse à ses fils et à ses filles qu’il vaut mieux prévenir que guérir.

 

KAMBALE MALONGA Jeannot, 4è H.S.

 

 

La pénurie des moyens de transport

 

es pays africains connaissent de sérieux problèmes de transport. Les routes et les chemins de fer ne sont guère entretenus. Le transport maritime et fluvial est parfois soumis aux aléas de la situation politique instable. La voie aérienne est prisée alors qu’elle coûte les yeux de la tête. Nous assistons à une pénurie des moyens de transport.

Dans certaines contrées de notre pays, les populations n’ont pas encore compris qu’elles doivent suppléer à l’Etat en entretenant les routes. En revanche, dans les Territoires de Lubero et de Beni, la population prend en charge l’entretien des routes avec le système de «péage route» : les usagers de différents tronçons s’arrêtent aux barrières pour contribuer au paiement des cantonniers.

La voie routière présente plusieurs avantages. Elle permet d’acheminer les produits d’une région à une autre et de relier différentes cités et villes.

Elle favorise les échanges entre les peuples. C’est peut-être dans ce contexte qu’on avait rêvé de tracer une route transafricaine. Dieu seul sait où en est le projet.

Décidément, les pays africains devraient songer à asphalter les routes au lieu de recourir au transport aérien. La multiplication des compagnies aériennes dans notre pays est un signe de sous-développement. N’en déplaise à ceux qui pensent le contraire. Un indice de la pauvreté de notre pays c’est qu’il faut voyager par avion pour aller d’une région à une autre.

SINGA WABUNGA, 4è C. & A.

 

 

Une épée jalouse du sous-sol

 

 

es points chauds de l’Afrique recèlent des matières premières à telle enseigne que nous pouvons dire que ces dernières constituent l’enjeu des guerres. Les cas de Sierra Leone et du Congo Démocratique en disent long.

Le sous-sol africain est un gâteau des noces à plusieurs étages. Il suscite la friandise et la jalousie des invités dont l’attention se détourne des autres cérémonies pour se concentrer sur cette merveille de l’art culinaire. Le comble est que les invités présentent aux mariés une épée au lieu d’un couteau pour le partage… Les richesses du sous-sol sont une chance de la reconstruction de l’Afrique.

Elles peuvent contribuer au paiement des agents de l’Etat qui enregistrent déjà plusieurs arriérés de salaire. Elles contribueront efficacement au développement de l’Afrique si l’on applique le système de péréquation dans le partage du revenu national. Notre vœu est de voir les pays africains cesser de se livrer la guerre par simple envie des ressources minières.

 

 

KAMBALE KWIRAKUWE, 6è Math-Physique

 

 

 

 

ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT

 

La clé du bonheur

 

 

out homme aspire à une vie heureuse, à une vie en harmonie avec ses semblables et son Créateur. Le bonheur n’est pas une manne qui tombe du ciel ; c’est un état que nous devons conquérir au prix de nos souffrances.

Au matin du monde, Dieu a indiqué à l’homme la clé du bonheur : «Tu mangeras à la sueur de ton front» (Gen 3, 19) .

Le travail concourt au bonheur de l’homme sur la terre. Il permet aux hommes de se rencontrer, de s’entraider et de partager leurs expériences de la vie. Le poète libanais KHALIL GIBRAN définit le travail comme « l’amour rendu visible». Cette conception du labeur

 

convient bien à l’Afrique qui connaît des divisions internes. Pour être heureux l’Africain n’a pas besoin de consulter le marabout ou d’aller à la guerre : c’est dans les petits travaux de la vie quotidienne qu’il puisera son bonheur.

 

MUMBERE VYASONGYA, 3è H.S.

 

Les greniers sont vides

Afrique pré-coloniale avait une solide organisation politique avec des empires comme ceux du MALI, du GHANA, … La subsistance alimentaire était assurée par le système des greniers qui conservaient les denrées alimentaires en vue de leur consommation progressive et de la prochaine saison de semis.

Aujourd’hui les greniers africains sont vides ! Ils le sont d’ailleurs depuis l’époque coloniale pendant laquelle les matières premières et les œuvres d’art ont été déportées dans les industries et les musées européens. Si ces greniers demeurent vides, c’est à cause de la guerre qui paralyse l’agriculture, la pêche, l’élevage et détourne les matières premières à des fins obscures. Nous déplorons le pillage des parcs et l’exploitation anarchique des ressources minières.
Nous lançons un appel

 

pathétique aux Chefs d’Etat Africains afin qu’ils aident le continent africain à améliorer son environnement socio-économique et financier pour faire face aux diktats néo-libéraux et aux impératifs catégoriques de la Banque Mondiale et du F.M.I. au lieu d’isoler l’Afrique dans le concert des nations (cfr. FERDINAND MUHIGIRWA, «La politique africaine à l’ère de la mondialisation» in Afrique d’Espérance, Février-Mars 1999, p. 5)

 

FAZILA MWASIMUKE, 6è C. & A.

Redonner de l’oxygène à l’Afrique

 

 

e continent africain ressemble à un athlète qui a couru une si longue distance qu’il se retrouve hors d’haleine. Le berceau de l’humanité est de plus en plus usé par l’âge. Les guerres successives ont provoqué le vieillissement de l’Afrique. Cette dernière est rongée par une crise économique qui équivaut mutatis mutandis au cancer de la prostate : notre continent a de multiples potentialités qui sont utilisées en désordre.

 

Voilà pourquoi il est urgent de redonner de l’oxygène au continent qui étouffe sous la grande chaleur tropicale. Les investissements étrangers peuvent aider les Africains dans la réforme de leur économie. Les pays africains doivent pratiquer la bonne gouvernance qui inspirera la confiance des investisseurs. Néanmoins, le développement

économique de notre continent dépend en majeure partie de nous-mêmes. Il nous revient de nous ouvrir au marché mondial et surtout de faire bon accueil aux étrangers qui viennent investir leurs capitaux sur la terre africaine qui a fort besoin de ce souffle nouveau.

 

 

KAVIRA VYAKUNO Espérance, 5è C. & A.