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La Colombe N.7 et N.9


 

COMITE DE REDACTION ET CONSEIL DE GESTION

Directeur émérite : EL DANI

Directeur de publication : MBUSA MUTAHINGA

Rédactrice en Chef : KAVUGHO VINGI (5è C & A)

Rédacteurs en Chef Adjoints : - NDERYA KYAVULIKIRWA (5è HS)

- KAHAMBU VYAKUNO (3è H.S.)

Secrétaire Administratif : FAZILA MWASIMUKE (6è C & A)

Vice Secrétaire : FURAHA MALENGERA (5è C & A)

Trésorière : KAHINDO MUNDELE (5è H.S.)

Service de Diffusion : - TSONGO NGANZA (6è H.S.)

- KAVIRA NGAMUHAVYAKI (5è H.S.)

- MADEY BASAGA (4è C.A.)

Relations Publiques : - KAVUGHO VUMA (6è C & A)

- MWENGE SYAUSWA (5è H.S.)

- KASEREKA KISUNE (4è C.A.)

- KAMBALE MALONGA (4è H.S.)

- KASEREKA MULUMBA (3è H.S.)

Membres :

1. BORA MALIRO

2. MUHIMBI MALIRO

3. KAHINDO SITWAMINYA

4. KAMBALE KWIRAKUWE

5. KAMBALE KATSONGO

6. KATUNGU MUKATAKAMBA

7. KAVIRA BORA

8. KAVIRA VYAKUNO

9. KAHAMBU MALO

10. KAVIRA MULIMAPOSO

11. KAVUGHO MARASI

12. KAVUGHO MALIABWANA

13. MASIKA MAOMBI

14. MASIKA SAFI

15. MUMBERE VYASONGYA

16. NEEMA MULYANGASU

17. SINGA WABUNGA

18. VIHAMBA VULEMBERA

 

Conseillers :

- Madame FOURNIER (FRANCE)

- Dr Laurent KATEMBO KIRIKUGHUNDI

- Abbé MALUMALU (U.C.G.)

- MUSUBAO MUKE Boniface

- KASEREKA SAMALIRA

- KAMBALE SYAUSWA Samson

 

 

Points de Vente :

- Institut Mgr Kataliko ;

- Librairie Rwenzori / Butembo.

Maison d’Edition : Centre Informatique Madame MBALU

Notre Adresse : LA COLOMBE, REVUE CULTURELLE DES ELEVES DE L’INSTITUT MGR KATALIKO B. P. 27 BUTEMBO / NORD-KIVU / R.D.C.

Pour tout abonnement, contactez le Secrétaire Administratif.

 

Donnez-moi l’Afrique

 

Donnez-moi l’Afrique à feu et à sang

Qui loge à l’auberge des courants d’air

Et crie ses malheurs à tous les passants

Au milieu des océans séculaires.

Donnez-moi cette antilope traquée

Par les chasseurs dans la vaste jungle

Où les éléphants ont les yeux braqués

Sur les hippopotames aveugles !

Donnez-moi l’Afrique où les maladies

Déciment les populations affamées

Qui vivent en exil loin du paradis

Car les volcans continuent à fumer.

J’y planterai cent mille palmiers en huile

Les Africains nourris de légumes

Travailleront des champs toujours fertiles

A l’abri des vagues d’amertume.

J’y chasserai tout esprit de vengeance

Les hommes sous l’arbre de la palabre

Porteront les habits de l’innocence

Pour vivre dans des palais de marbre.

J’y tracerai plusieurs autoroutes

Je changerai la face de l’Afrique

Si un jour vous me prêtez main forte

Je vous supplie, donnez-moi l’Afrique.

 

EL DANI.

 

 

Paix au Congo

 

Je vois le Congo sous un ciel nouveau

La paix revient dans mon beau pays natal

Je revois le ciel constellé d’étoiles

Après avoir souffert de tous les maux.

 

Les nuages ont pleuré en chaudes larmes

En voyant notre Congo ravagé

Par une guerre sans merci qui a saccagé

Notre pays par la force des armes.

 

Dieu assis sur son trône céleste

Envoie la paix au Congo divisé

Où le diable avait déjà déposé

Le germe de la haine depuis l’Est.

 

Elle est venue la paix dont je rêvais

Les Congolais oublient leurs peines

Le sang circule mieux dans leurs veines

Mon pays salue la paix dont je rêvais.

 

BORA TABASIMWA,

4èC&A

 

 

SOMMAIRE

 

PAGE

AVANT-PROPOS :

Un ballon d’oxygène (EL Dani) …………………………………

EDITORIAL :

La dynamique de la paix (Abbé Urbain Kabunga) ……………...

PROEMES :

Pèlerins de la paix (Kahambu Vyakuno Sylvie)…………………

La paix exilée (Furaha Malengera Coco) ……………………….

PORTRAITS :

Mgr Kataliko, Chevalier de la paix (Singa Wabunga) ………….

L’île de la paix (Kambale Malonga Jeanot) ……………………...

POINTS DE VUE :

Les arbres cachent la forêt (Kavugho Vingi Eva) ………………

Une entorse à la paix (Vihamba Vulembera Nancy) …………..

Cap sur la paix (Kambale Kwirakuwe) ………………………

La justice, berceau de la paix (Madey Basaga Rose) ……………

La paix imminente, foi du charbonnier (Katungu Mukatakamba Grâce)

La mémoire force de libération (Kahindo Mundele Alice) ……..

Les Congolais sous les fourches caudines (Mumbere Vyasongya).

Le réveil du peuple congolais (Tsongo Nganza) ………………...

Le Congo sur l’échiquier mondial (Kahambu Molo Guilène) …..

Peut-on inverser le cours de l’histoire africaine ?

(Kavugho Maliabwana) ………………………...

Profil d’un nouvel ordre africain (Kavugho Vuma) …………….

ECOLE, FAMILLE ET SOCIETE

Cultivons la paix (Furaha Kinanga) …………………………….

Nouveaux horizons pour la jeunesse africaine (Kasereka Mulumba) .

Une révolution à Butembo : le téléphone mobile (Kavugho Marasi)

ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT :

Les Congolais crèvent la dalle (Kavira Bora) …………………..

La paix génératrice du développement (Kavira Vyakuno) ……

CULTURE ET LOISIRS :

Un asile pour la jeunesse congolaise (Neema Mulyangasu) ……

Les sauterelles dans la culture nande (Masika Safi) ……………

ETHIQUE ET RELIGION :

Paix et droits de l’homme (Nderya Kyavulikirwa) …………….

Paix lointaine, paix prochaine (Kavira Mulimaposo)………….

CRIS DU COEUR :

Bientôt un air frais (MBUSA MUTAHINGA) ……………………

Paix au Congo (Bora Tabasimwa) ……………………………...

Donnez-moi l’Afrique (El Dani) ……………………………….

 

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UN BALLON D’OXYGENE

 

Voici le huitième numéro de La Colombe. La messagère de la paix continue à s’envoler dans l’espace contre vents et marées. Elle ne cesse d’exhorter les Africains à conjuguer leurs efforts pour payer la facture de la paix.

Aujourd’hui, La Colombe reçoit un ballon d’oxygène au moment où nous passons la direction de la publication à notre cher confrère Augustin MBUSA MUTAHINGA.Ce nouveau souffle conduira notre modeste revue vers sa maturité. Fort de sa formation philosophique, le nouveau directeur de publication a les aptitudes requises pour mener La Colombe à bon port. Cette dernière souhaite que son ramage parvienne aux confins du monde. Elle entend paraître sur l’Internet dans un avenir proche. Pour réaliser son rêve, elle a fort besoin du soutien de ses abonnés et de ses lecteurs.

Notre mandat est terminé, mais nous resterons attaché à cette jeune revue pour encourager les élèves de l’institut Mgr Kataliko qui continuent à revendiquer leur place au soleil. Car comme le disait Aimé Césaire dans L’étudiant noir,«la jeunesse noire veut agir et créer. Elle veut avoir ses poètes, ses romanciers qui lui diront à elle ses malheurs à elle et ses grandeurs à elle ; elle veut contribuer à la vie universelle».

MALEKANI EL DANI

Directeur émérite

 

 

CRIS DU COEUR

 

 

Bientôt un air frais

 

Voici venir le jour où le continent noir

Comme un malade délivré de son mal

Coulera des larmes de joie très beaux à voir

Nous rappelant le bon vieux temps immémorial.

Encore peu de temps la saison des roses

Et le jardinier impatient mais laborieux

Inspecte la glèbe pour savoir les causes

De l’avarice d’antan du sol furieux.

Dans ta noyade sur l’océan de la guerre

Une intervention rapide t’est utile

Pour vivre les vertus élémentaires

Et exclure les moindres ambitions subtiles.

O Afrique ! pourquoi croupir dans le gouffre ?

Pourquoi demeurer étranglée par tes proches ?

Scrute et demande-toi pourquoi tu souffres

Alors la misère fuira toutes tes poches.

 

MBUSA MUTAHINGA Augustin

 

 

 

Paix lointaine, paix prochaine

 

a recherche de la paix est avant tout affaire de conscience personnelle. Nous voulons la paix pour notre continent pendant que nos actes concourent au maintien de la guerre. La paix dans nos pays semble lointaine alors qu’elle est très prochaine.

Les africains arrosent la terre des ancêtres avec du sang de leurs frères. D’aucuns vont jusqu’à prêcher la haine tribale. D’autres encore handicapent le progrès du continent en travaillant dans l’industrie de la mort dont les poisons constituent les matières premières. Quelle folie!

Les Africains doivent revenir à la raison. Ils sont les premiers acteurs du retour de la paix dans leur continent. La communauté internationale peut leur servir de «souffleur»mais chacun doit maîtriser son rôle pour que leur pièce théâtrale fasse les délices de tous les spectateurs. Il ne s’agit donc pas de faire semblant mais d’incarner son rôle sous le regard de Dieu en vue de hâter la pacification du continent. Ouvrons nos portes à la paix qui vient demeurer avec nous!

KAVIRA MULIMAPOSO Guilène, 4è H.S

 

 

 

Pèlerins de la paix

 

ux regards des Africains, la paix apparaît comme un pays lointain où coulent le lait et le miel, un pays que l’on habite après avoir marché pendant 40 ans dans le désert d’un continent toujours à feu et en sang.

Pèlerins de la paix, les Africains se lèvent au chant du coq et prennent leur cannes pour aller à la conquête d’une « nouvelle Afrique » au climat tempéré. Avec ou sans provision, ils sont déterminés à passer le cap de la guerre, cette « Mer Rouge » qu’ils veulent traverser à pieds secs. Mais la route est encore longue et le temps semble «  suspendre son vol » durant le séjour des Africains dans leur désert. Les tentations de la fatalité, du tribalisme, de l’individualisme tendent à siéger dans les cœurs de pierre que se sont façonné nos compatriotes.

Les Africains vivent peut être un temps de purification de leur foi. Ils attendent que Dieu leur envoie les dix commandements de la paix pour qu’ils marchent sans trébucher au cours du troisième millénaire. Où serait le Moïse africain ? Où s’est caché son frère Aaron ?

Par-delà la faim et la soif, les Africains poursuivent la marche à la tombée du soir car l’étoile des Mages scintille d’ores et déjà pour les conduire au berceau de la « nouvelle Afrique » dont ils seront eux-mêmes les architectes.

KAHAMBU VYAKUNO Sylvie, 3è H.S.

Rédactrice en chef adjointe

 

ETHIQUE ET RELIGION

 

Paix et droits de l’homme

 

irrespect des droits de l’homme figure parmi les dénominateurs communs des guerres qui ravagent tous les points chauds du globe .L’homme devient un loup pour l’homme à partir du moment ou il foule aux pieds les libertés fondamentales de son semblable.

La restauration de la paix en Afrique passera par le respect des droits humains bafoués par les belligérants. Comment vivrons-nous en paix alors que notre vie nous est ôtée? Comment allons-nous respirer la paix au moment où notre fraternité est sacrifiée à l’autel de la guerre?

Dans ce contexte, les enfants africains ne jouiront de la paix que le jour où l’Etat leur assurera l’éducation sans laquelle ils seront continuellement tentés de s’enrôler dans les armées. En d’autres termes, nous accéderons à la paix lorsque nous apporterons une solution adéquate à nos problèmes de la santé, de l’habillement et de l’alimentation.

Si nous reconnaissons la dignité de toute personne humaine, nous respirons la liberté, la justice et la paix dans nos consciences, nos familles et nos pays respectifs en exerçant notre liberté d’expression dans un espace viable.

NDERYA KYAVULIKIRWA Patient

5è Math-Physique

 

 

Les sauterelles dans la culture nande

 

es sauterelles, ces insectes de l’ordre des orthoptères ont une haute valeur culturelle chez les Nande. Elles apparaissent vers la mi-novembre. Les Nande croient que c’est la chefferie des Bashu qui en ordonne - par le pouvoir des ancêtres - la tombée massive. Ce sont les hommes et surtout les femmes et les enfants qui les ramassent en poussant des cris de joie.

Dans la tradition nande, il était interdit aux femmes de prendre des sauterelles. A vrai dire, il s’agissait d’un tabou qui cachait à peine sa cupidité. Par-delà ce tabou, c’est la valeur symbolique des sauterelles que nous voudrions exposer ici. En effet, ces insectes sont l’expression par excellence de l’amour. La saison des sauterelles donne aux Nande l’occasion d’exprimer leurs amitiés. Une jeune fille témoigne de son amour à l’égard d’un jeune homme en lui apportant des sauterelles. Les familles alliées resserrent leurs liens pendant cette même saison. Il était vivement recommandé de remettre un cadeau à l’hôte qui apportait des sauterelles.

Dès lors, le porteur des sauterelles est un hôte de marque qui reçoit un accueil chaleureux car ces insectes succulents qui expriment l’amour raniment l’élan de la générosité et de la solidarité dans les cœurs des Nande.

MASIKA SAFI Raha

5è Math Physique

 

 

 

La paix exilée

 

es guerres continuelles ont proscrit la paix du continent africain. Les déplacés et les réfugiés marchent des milliers de kilomètres. Accablés par la chaleur du Sahara, ils se perdent dans la forêt équatoriale où les nombreux baobabs leur barrent la route. Ils sont à la recherche de la paix, cet eldorado qui vit en exil sous d’autres cieux.

Les Africains pleurent la paix perdue. Ils rêvent de manger du pain perdu le jour que leur reine reviendra de l’exil.

Entre-temps, l’ouragan emporte les toits de leurs maisons. Leur deuil continue… Les champs sont devenus stériles. La verdure des régions côtières ne saurait consoler les Africains alors que la cacophonie des armes leur crève les tympans.

Nous avons beau adresser des prières incantatoires aux dieux des océans, mais la guerre dure et perdure. Pourtant nous ne devons pas céder au désespoir car la nuit est plus sombre à l’approche de l’aube. Notre vœu est de voir la paix venir comme un fleuve qui coule du ciel vers notre terre. Les Africains exilés s’embarqueront dans un bateau pour regagner leur patrie.

Avec leurs frères restés au continent, ils chanteront, selon les mots d’Etienne Léro, « l’amour africain de la vie, la joie africaine de l’amour, le rêve africain de la mort ». On entendra résonner des tam-tams et des clairons dans un village à la fois lointain et proche.

FURAHA MALENGERA Coco

5ème C & A

 

PORTRAITS

 

Mgr Kataliko, Chevalier de la paix

 

me souviens de Mgr Emmanuel KATALIKO, le fondateur de notre école. Il fut un vaillant Evêque qui a dirigé selon la volonté de Dieu les fidèles Catholiques de Butembo et de Bukavu. Au sein de la Conférence Episcopale de notre pays, notre Père spirituel s’est bien acquitté de sa charge de Président de la Commission Justice et Paix. C’est à la tête de l’Archidiocèse de Bukavu que Monseigneur KATALIKO s’est révélé un apôtre infatigable au service de la restauration de la paix. Il a enduré plusieurs souffrances qui ont atteint leur paroxysme dans son exil forcé à Butembo, qui a fait de lui une personnalité internationale. Notre Archevêque a été un excellent artisan de paix.

Monseigneur KATALIKO mérite de recevoir la médaille de grand chevalier de la paix. Son courage prophétique l’a poussé à regagner son siège de Bukavu et d’aller au Vatican pour prêcher à l’Eglise universelle la Bonne Nouvelle de la paix et de la promotion intégrale de l’homme.

SINGA WABUNGA Estha, 4è C & A

 

 

CULTURE ET LOISIRS

 

Un asile pour la jeunesse congolaise

 

n cette période de guerre, la jeunesse africaine est désorientée. Elle ne sait dans quel domaine s’investir pour se préparer un avenir radieux. Tous ses horizons semblent bouchés. Comme le remarque si bien Blaise KAPAMPY, les jeunes congolais « n’ont pas beaucoup des choix ni de repères qui leur permettent d’envisager autrement leur avenir. Le seul domaine qui est valorisé est la musique qui a su s’imposer et conquérir toute l’Afrique et même l’occident car désormais elle se décline dans les plus grandes salles d’Europe comme Bercy ou l’Olympia de Paris et se danse aussi bien à Douala, à Ouagadougou qu’à Miami. » (Blaise KAPAMPY, « Peut-on espérer, un jour, vivre la renaissance congolaise ? », in Afronews n°2, Avril, Mai 2002, p.9).

La musique constitue pour ainsi dire un asile pour la jeunesse congolaise. L’on assiste à un foisonnement d’orchestres car l’école ou l’université n’incarne plus les espoirs des futurs responsables de la nation : « Garçons et Filles, poursuit Blaise KAPAMPY, n’ont qu’un seul rêve, celui de devenir musicien ou danseuse pour pouvoir voyager en Europe … »

Notre souhait est de voir la guerre prendre fin pour permettre à la jeunesse congolaise d’aller au-delà du Ndombolo en vue de découvrir d’autres valeurs comme l’amour du travail, la persévérance,…

 

NEEMA MULYANGASU Neveu

5ème Math Physique.

 

La paix génératrice du développement

 

u sein d’une nation organisée, la paix et le développement constituent deux facettes d’une même réalité à savoir la promotion intégrale de l’homme. Seuls les habitants d’un pays stable peuvent conjuguer leurs efforts pour accéder au stade du développement.

On ne le dira jamais assez, la paix est la condition sine qua non du développement d’un pays. Elle favorise la conception et la réalisation des mini et des macro projets au bénéfice des populations. Ainsi conçue, la paix est l’œuvre des institutions politiques librement choisies qui n’ouvrent aucune brèche à la guerre civile. Il s’agit d’une paix dynamique qui place les hommes sur le champ du travail en commun et favorise leurs échanges en vue de l’édification d’une nation respectueuse des droits de l’homme.

C’est cette paix génératrice du développement qui est l’objet des préoccupations des congolais et de tous les Africains. Si la paix revient sur le continent, nos pays tourneront le dos aux économies sous perfusion pour s’engager dans l’autofinancement. Les projets naguère bloqués par les conflits armés verront leur réalisation. Car le chaos politique étouffe souvent les initiatives du développement communautaire. C’est pourquoi les Africains doivent s’engager sans réserve dans la lutte pour la paix et le développement de leur pays.

KAVIRA VYAKUNO Espérance

5ème C&A.

 

 

 

 

L’île de la paix

 

 

île de la paix se trouve au cœur de l’océan du monde. C’est une terre fertile où l’on cultive toutes sortes de légumes, où les troupeaux paissent de l’herbe fraîche dans les savanes toujours verdoyantes. Le climat y est doux. Les navires y accostent sans la moindre tempête.

L’île de la paix est habitée par les hommes et des femmes qui chantent à l’unisson pendant la moisson du blé. La solidarité est la charte de ce beau pays dirigé par une reine qui porte le joli prénom d’Irène. Chaque habitant est garant de la sécurité insulaire car l’armée a été remplacée par une police serviable qui guide les visiteurs égarés.

L’île de la paix entretient de bonnes relations diplomatiques avec les autres pays du monde. La reine ne prend aucune décision sans consulter le parlement. Je désire vivre dans cette île au ciel toujours bleu car elle est la huitième merveille du monde.

KAMBALE MALONGA Jeannot

4è. H.S.

POINTS DE VUE

Les arbres cachent la forêt

guerre occupe les trois quarts de la page africaine dans les médias au détriment de l’économie, de l’art et de la santé. Notre continent a des problèmes dont la guerre nous empêche souvent de parler. En Afrique, les arbres cachent la forêt.

 

La recherche de la paix en Afrique doit prendre au sérieux les autres composantes de la vie humaine: La culture, l’économie, la société et tant d’autres aspects que la guerre voile aux yeux des médias. Certes les africains remuent ciel et terre pour s’insérer dans la dynamique de la paix, mais cette dernière ne sera pas effective tant que les besoins primaires ne seront pas satisfaits. Il y a une osmose entre la paix et les autres secteurs de la vie africaine : sans la cessation des hostilités, la vie n’est pas possible et il n’y a pas de paix véritable dans la misère.

Si nous voulons la paix dans notre continent, plaçons le bien-être du peuple à l’avant-plan. Faute de quoi nous nous attarderons aux détails qui cachent l’ensemble pour nous distraire avec la paix des « dialogues des sourds » qui ne sont pas loin de la montagne qui accouche d’une souris. Nous risquerons d’habiter sur un volcan couvert de neige, sous lequel couveront de nouvelles guerres économiques et sociales qui nous tueront à petit feu par milliers.

La paix en Afrique sourdra du cœur de chacun de nous pour se répandre, tel un jet d’eau, sur l’espace africain. Aussi devons-nous aller au-delà des arbres pour pénétrer au cœur de la forêt où nous serons initiés à apporter des solutions durables à nos véritables problèmes.

KAVUGHO VINGI Eva,

Rédactrice en chef

 

 

ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT

 

Les Congolais crèvent la dalle

 

a guerre a des conséquences néfastes sur l’économie des pays africains. Elle paralyse non seulement l’agriculture en éloignant les paysans de leur terre mais encore son butin appauvrit davantage nos pays. Le cas de la RDC est très parlant. Les Congolais vivent dans une misère indescriptible : ils crèvent la dalle.

La balkanisation du pays ne permet pas aux différentes provinces de travailler de concert pour la reconstruction de notre pays.

Le commerce en souffre, les industries fonctionnent difficilement. L’agriculture et l’élevage ne sont pas épargnés. Les Congolais vivent en deçà du seuil de pauvreté : ils ne mangent pas à leur faim. Les guerres les forcent à se déplacer d’une région à une autre. Ils vivent dans des conditions infra humaines avec une santé médiocre une éducation qui laisse à désirer et une malnutrition prononcée.

Tous ces maux réclament une solution immédiate et adéquate, une solution politique, économique et même sociale car nos malheurs doivent raviver notre solidarité.

KAVIRA BORA

4ème H.S.

 

 

Une révolution à Butembo : le téléphone mobile

 

ans son quatrième numéro de juin 2000 (p22), La Colombe déplorait l’absence du réseau téléphonique dans la ville de Butembo. Aujourd’hui notre ville est dotée de deux réseaux à savoir : Graben télécom et Congo Gate Top Cel. A vrai dire il s’agit d’une révolution car la télécommunication change radicalement le visage de Butembo.

Congo Gate Top Cel entend remettre le monde entre nos mains. La communication se fait à un prix relativement abordable. Certes ce réseau est encore limité mais il ne tardera pas d’être international. Grâce à Congo Gate, notre ville communique déjà par voie électronique. Coup de chapeau au PDG BAYOLI Godefroy pour le dynamisme de son entreprise dont le personnel bien choisi reçoit les abonnés avec une courtoisie hors pair.

Nous ne saurons oublier Graben Télécom qui a également donné aux habitants de Butembo des téléphones mobiles grâce auxquels les auditeurs réagissent directement aux émissions radio-diffusées. Sur terrain, Graben Télécom partage les abonnés avec Congo Gate.

En résumé nous nous réjouissons de la présence de deux réseaux téléphoniques dans notre ville. Nous saluons encore une fois le dynamisme de Congo Gate Top Cel qui s’inscrit dans les efforts du développement de notre milieu (aéroport, électricité, culture, …).

KAVUGHO MARASI Espérance

6ème Math- Physique

 

 

Une entorse à la paix

l’heure de la mondialisation, il est étonnant que certains pays africains soient encore déchirés par des conflits tribaux qui insèrent dans nos contrées le cycle infernal et morbide de la violence. Les guerres tribales sont irrationnelles. Elles portent atteinte à la dignité humaine et constituent une entorse à la paix.

Ces conflits qui ravagent nos villages freinent le développement du continent africain. Ceux qui les attisent et les entretiennent sont des marchands de la chair humaine. Ils manipulent la foule qui n’a pas d’âme. Les premiers ennemis de la paix en Afrique sont les Africains eux-mêmes.

Une guerre civile naît de l’appétit du pouvoir mais une guerre tribale est aussi abominable qu’une guerre d’agression. Les pays africains doivent redoubler de vigilance pour ne pas être entraîné dans ces conflits irrationnels.

 

VIHAMBA VULEMBERA Nancy

3ème C&A

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cap sur la paix

 

 

est long le chemin qui conduit notre pays à la paix. Les accords de Lusaka ont été signés, le dialogue inter-congolais s’est tenu à Sun City (Afrique du sud) mais notre peuple n’a pas encore mis le cap sur la paix.

 

Les accords et les dialogues n’atteignent pas les résultats escomptés car certains compatriotes continuent à décocher la flèche du Parthe : ils font semblant de cheminer avec les autres mais ils attendent la fin des rencontres pour montrer les divergences. Ils ne diffèrent pas des Parthes de l’antiquité grecque dont la ruse guerrière consistait à faire semblant de fuire pour mieux surprendre l’ennemi par des flèche tirées en arrière. Point n’est besoin de le redire, toutes les rencontres sur la restauration de la paix en RDC commencent souvent bien pour se compliquer vers leur fin. Notre peuple friand de paix a beau crier sa désolation mais son désir semble constituer le cadet des soucis de protagonistes.

La paix n’est pas un rêve. Les Congolais peuvent la respirer s’ils s’engagent dans un dialogue sans fard.

 

KAMBALE KWIRAKUWE

6ème Math Physique

 

 

 

Nouveaux horizons pour la jeunesse africaine

 

 

es jeunes africains sont conscients des méfaits de la guerre sur le continent africain. Ils ont la bonne volonté de participer à la reconstruction de l’Afrique mais ils ne savent pas dans quel domaine canaliser leurs efforts.

 

La première tentation est de prendre le chemin des carrières ou de verser carrément dans la musique. Cette dernière se porte à merveille pendant que les autres secteurs de la vie continentale souffrent atrocement de la guerre. A ce propos, le cas de la RDC est éloquent. Nous pensons qu’il y a moyen d’ouvrir d’autres horizons à la jeunesse afin qu’elle participe effectivement à la naissance d’une nouvelle Afrique où chacun de nous respirera la paix.

Les jeunes africains ont plusieurs talents qu’ils peuvent investir dans le théâtre, le cinéma, les activités sportives, la peinture, la sculpture, l’architecture… Il faudra surtout que les jeunes africains s’adonnent aux études même si elles peuvent conduire au chômage. Ils se garderont de mépriser l’agriculture qui est un secteur important de la vie économique de l’Afrique.

KASEREKA MULUMBA,

3ème H S

 

 

 

ECOLE, FAMILLE, SOCIETE

Cultivons la paix

 

a paix ne se donne pas comme un stylo qu’on demande à son condisciple mais elle se conquiert au prix de plusieurs efforts. Il convient que nous la cultivions en nous et autour de nous car sans la paix l’homme ne peut atteindre le bonheur.

La culture de la paix commence en famille où les parents sèment le climat d’entente, où la bagarre et les éclats des voix ne trouvent pas de place. Ce sont donc les parents qui doivent éduquer les enfants à la culture de la paix : l’humilité, le service et le respect d’autrui.

Il revient aux enfants d’approfondir cette culture à l’école et dans la société pour qu’ils grandissent dans le respect de la dignité de la personne qui est la base d’une paix durable.

 

FURAHA KINANGA

3ème H S

La justice, berceau de la paix

es conflits armés qui déchirent l’Afrique laissent voir que la justice n’y règne pas. Les citoyens d’humble condition sont souvent opprimés par ceux qui sont nantis. L’Etat n’est pas toujours à même de garantir les droits de ses sujets car le virus de la corruption ronge notre société.

On ne le dira jamais assez, la justice est le berceau de la paix. La gestion de la chose publique exige que l’on donne à chacun son droit, que le revenu national soit bien reparti. La restauration de la paix dans les pays africains est à ce prix. Nous pouvons déplorer le fait que l’injustice ait élu domicile non seulement dans nos pays, mais encore dans nos familles et nos milieux du travail.

Dans notre pays, l’appareil judiciaire doit subir un entretien s’il veut apporter sa pierre à la reconstruction de l’Afrique, à la restauration de la paix sur l’étendue du continent. Il est urgent de mettre fin à la justice expéditive de bandes armées pour mettre en place des tribunaux ou les juges exerceront leur pouvoir avec impartialité, dans le respect de la loi, sans se salir les mains avec des pots de vin.

MADEY BASAGA Rose, 4ème C&A

 

La paix imminente, foi du charbonnier

 

es échecs des tentatives de médiation dans les conflits africains portent à croire que nous attendrons encore longtemps pour jouir de ce don précieux qu’est la paix. Nous devons être réalistes et reconnaître qu’une paix imminente en Afrique relève de la foi du charbonnier. Chaque africain se doit d’être artisan de paix dans le canton qu’il habite. Celui qui veut la paix doit s’investir dans les démarches qui peuvent hâter la venue d’une société où il fait beau vivre, où chacun respire la paix car il n’a plus de différend avec les siens ou avec ses voisins.

La paix ne s’acquiert pas en tournant les pouces, elle se conquiert au prix des souffrances. Elle n’est pas un rêve qui peuple le sommeil des peuples des pays ravagés par les guerres. Elle peut être effective si tous et chacun collaborent à sa restauration. La tâche qui nous incombe est de répandre la culture de la paix chez nous et autour de nous en enlevant les obstacles qui nous empêchent de nous épanouir dans un monde irénique.

KATUNGU MUKATAKAMBA Grâce

4ème C&A

 

La mémoire, force de libération

De par son essence, l’homme est libre : Il ne se réalise pleinement que dans la mesure où il a le pouvoir d’agir consciemment en assumant ses responsabilités dans la vie quotidienne. L’homme qui perd sa liberté semble perdre sa vie. C’est la raison pour laquelle l’histoire de l’humanité a enregistré des révolutions au cours desquelles les peuples se sont levés comme un seul homme pour réclamer leur libération. Tels furent les cas de la Révolution Française et de la lutte des peuples africains pour leur indépendance. L’expérience montre que la mémoire d’un peuple peut servir d’instrument de sa libération. Il s’agit, bien entendu, de la mémoire des souffrances endurées qui permet au peuple d’éviter des nouveaux asservissements. Si nous prenons l’exemple de la République Démocratique du Congo, nous pouvons affirmer que la mémoire nationale est indispensable à la restauration de la paix. Les Congolais sont conscients de leurs misères passées et présentes. Un peuple colonisé où agressé n’oublie pas ses traditions. Un esclave ou un prisonnier est encore libre au niveau de sa conscience.

Ainsi la mémoire nationale alliée à un élan patriotique servira d’élément catalyseur à la libération du peuple congolais. Les souvenirs de souffrances actuelles nous éviteront de les revivre car elles laissent dans nos cœurs une empreinte que nous transmettrons à la postérité.

KAHINDO MUNDELE Alice

6ème Math Physique

 

Profil d’un nouvel ordre africain

 

ctuellement nous vivons dans une impasse. L’Afrique a du mal à opérer ses choix économiques et politiques. Elle n’est pas encore parvenue à tracer ses propres sentiers. Il n’est pas aisé de faire le profil d’un nouvel ordre de ce continent en quête de sa renaissance.

L’Afrique semble se perdre dans un labyrinthe. Seule la solidarité lui servirait de fil d’Ariane, mais hélas ! Le continent est toujours déchiré par des guerres dont la nature va de la conquête du pouvoir à l’agression en passant par le prisme de haine tribale.

Le nouvel ordre africain passe inconditionnellement par un nouvel élan patriotique, une nouvelle conscience continentale. Cette dernière engendrera la solidarité au-delà des ethnies et des frontières nationales. L’Union africaine qui vient de naître pourra s’inspirer de l’Union européenne. Elle évitera les faiblesses de l’OUA et mettra l’accent sur l’économie car en Afrique le pain fait tout autant défaut que la paix.

L’essor de notre continent sera stimulé par un nouveau partenariat entre l’occident et les pays africains. Ces derniers prendront leur destin en mains et partageront leurs joies et leurs peines. Chaque africain vivra dans une nation respectueuse des libertés fondamentales de la personne humaine et redira à sa manière ces mots de Térence : « Je suis homme (africain) et rien de ce qui est humain (africain) ne m’est étranger ».

 

KAVUGHO VUMA Phany

 

 

Peut-on inverser le cours de l’histoire africaine ?

u lendemain de l’indépendance à nos jours, l’histoire de l’Afrique est ponctuée par des événements tragiques et des crises multiformes. En effet, les indépendances ont conduit à un cruel désenchantement. Elles ont été suivies par des rebellions et des dictatures qui ont transporté le continent au bord du gouffre.

Aujourd’hui, il n’est pas facile de dresser le catalogue des malheurs de l’Afrique dont l’instabilité politique, le marasme économique et la crise socio-culturelle échappent à toute description. Le vieux continent court inexorablement à sa perte au moment où les fléaux de la faim, du sida, de la malaria y règnent en maîtres.

Peut-on inverser le cours de l’histoire africaine? Certes le tableau et sombre et l’on peut verser dans l’afro - pessimisme et le fatalisme. L’Afrique peut se redresser car comme le disait Georgia SAM dans l’éditorial d’Afronews n°  2-Avril / Mai 2001, «la grandeur de l’effort, c’est de persister même si la réussite est encore loin »(p.6). La renaissance africaine est fort possible. Elle doit commencer dans les domaines prioritaires de la santé, de l’éducation et de l’économie pour s’achever dans les hautes sphères de la politique et de la culture. Ce sera un nouveau départ fulgurant vers un avenir radieux pour lequel plaide Blaise KAPAMPY dans le même numéro d’Afronews (p.9) en exhortant les Africains au patriotisme et au don du meilleur d’eux-mêmes pour sauver l’Afrique.

 

KAVUGHO MALIABWANA,

5ème C&A

 

 

Les Congolais sous les fourches caudines

 

 

Notre pays est défiguré par la guerre dont l’épée impitoyable transperce son intégrité territoriale et paralyse ses activités économiques. Notre peuple est fort blessé par cette situation critique qui lui ravit sa dignité d’homme libre. Les congolais mordent la poussière et passent sous les fourches caudines.

L’humiliation du peuple congolais est trop grave pour que nous la prenions à la légère : La destruction de l’appareil de l’état, le mauvais fonctionnement des écoles et les injustices de toutes sortes nous éloignent de la paix et de la reconstruction de notre pays. Notre malheur s’aggrave lorsque la communauté internationale ne fait pas diligence pour régler le différend du Congo Démocratique avec ses voisins. L’agressé a tort devant l’agresseur, tel semble le verdict de la communauté internationale. La justice de l’homme n’est pas celle de Dieu.

Nous espérons qu’un jour la guerre prendra fin et que les Congolais trouveront leur dignité. Puisse notre peuple ne pas céder un seul instant au découragement !

 

MUMBERE VYASONGYA,

3è H.S.

 

 

 

Le réveil du peuple congolais

 

’histoire de notre pays porte la marque de la colonisation belge et du règne sans partage de Mobutu pendant lequel le peuple congolais ou zaïrois était en profond sommeil. Nous étions encore dans le bras de Morphée lorsque le vent de la perestroïka venu de l’ex URSS a soufflé sur l’Afrique. Nous avons tôt fait de nous réveiller pour réclamer la démocratie mais nous avons été déçus.

Nous voici dans le tourbillon des guerres dites de libération qui nous ont encore une fois plongés dans un sommeil éveillé que faute de mots nous qualifions de somnambulisme de mauvais aloi. Le peuple congolais est comparable à un patient dont la plaie saigne. Le médecin voit bien qu’elle saigne mais viole le serment d’Hippocrate en se détournant du patient ou en lui donnant des analgésiques périmés. Les enjeux de la guerre en RDC n’échappent ni aux congolais ni à la communauté internationale. Faudra-t-il que Jésus revienne pour restaurer la paix dans notre pays ?

Le peuple congolais doit à nouveau se réveiller non seulement pour mettre fin à la guerre, mais aussi pour faire pression sur le Conseil de Sécurité de l’ONU qui est lent à intervenir. C’est alors que notre pays s’élèvera au rang d’une nation moderne capable de répondre aux exigences de la globalisation.

 

TSONGO NGANZA,

6è Math-Physique

 

 

 

Le Congo sur l’échiquier mondial

orsqu’on examine la situation actuelle de la République Démocratique du Congo, on aboutit à un diagnostic catastrophique: la guerre perdure; «depuis plus de trois décennies, le pays ne jouit d’aucun prestige à l’extérieur. L’économie est en décrépitude totale. L’éducation, la santé, les routes, les télécommunications, le transport voire l’administration, tout est dans un état de composition avancée » (Blaise KAPAMPY , « Peut-on espérer, un jour vivre la renaissance congolaise ? in Afronews, n° 2 Avril-Mai 2002, p. 8). Pour changer cet état des choses, chaque congolais doit être porteur de l’espoir de la reconstruction de notre pays.

Certes la RDC se trouve comme au point mort mais elle peut redémarrer si elle met fin à la guerre et si elle répare ses brèches Une tache ardue, mais pas impossible! Notre pays est riche en ressources humaines et en ressources minières. Une bonne dose de patriotisme accompagnera les Congolais dans leurs petits pas de développement sur le chemin de la reconstruction progressive des infrastructures de la vie humaine dans leur pays.

Le Congo se développera le jour ou ses habitants prendront leurs responsabilités en main et se mettront au travail pour redynamiser tous les secteurs de la vie. Notre pays méritera l’estime des autres pays et occupera petit à petit sa place sur l’échiquier mondial.

 

KAHAMBU MALO Guilène