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La Colombe N.7 et N.8

 

 

 

 

COMITE DE REDACTION ET CONSEIL DE GESTION

Directeur émérite : EL DANI

Directeur de publication : MBUSA MUTAHINGA

Rédactrice en Chef : KAHAMBU VYAKUNO (4è SC)

Rédactrice en Chef Adjointe : MADEY BASAGA (4è C & .A.)

Secrétaire Administratif : FURAHA MALENGERA (6è C & A)

Vice Secrétaire : FURAHA KINANGA (4è SC)

Trésorière : Rde Sœur KAVUO SEKANAVO

Service de Diffusion : - KAVUGHO VINGI (6è C & A)

- KAMBALE MALONGA (5è SC.)

 

Relations Publiques : - KAHINDO MUNDELE (6è SC.)

- KASEREKA MULUMBA (4è SC.)

Membres :

 

1. FURAHA

2. KAHAMBU

3. KATUNGU

4. KAVIRA

5. KAVIRA

6. KAVIRA

7. KAVUGHO

8. MASIKA

KATUNGU

MALO

SYAWITE

BORA

MULIMAPOSO

VULO

MALIABWANA

SAFI

 

Conseillers :

- Madame FOURNIER (FRANCE)

- Dr Laurent KATEMBO KIRIKUGHUNDI

- Abbé MALUMALU (U.C.G.)

- Sœur MASIKA Georgette

- Soeur KAVUO SEKANAVO Dorothée

- MUSUBAO MUKE Boniface

- NDOVYA MUSAYI

- KAMBALE SYAUSWA Samson

- FATAKI BALOTI

- MANZEKELE Bosco

 

 

Points de Vente :

- Institut Mgr Kataliko ;

- Librairie Rwenzori / Butembo.

Maison d’Edition : Centre Informatique Madame MBALU

Notre Adresse : <lacolombe 1998@ yahoo.fr>

Pour tout abonnement, contactez le Secrétaire Administratif.

 

Bientôt la Paix

 

Pendant longtemps elle s’est fait attendre

Des plus grandes et des plus petites des vies

Quand va-t-elle enfin s’étendre

A la surface du globe en larmes et en cris ?

 

A travers les forêts et les sentiers

Le seul message est celui de la paix

Celui de prendre le monde entier

Le convertir à la paix

 

Très bientôt la paix aura à fleurir

Fleurir pour exhaler dans toute demeure

Une odeur de justice et recueillir

Les esprits meurtris par les pires horreurs.

 

Allez donc ! Voyez briller le soleil !

Allez donc palper cette richesse

Qui nous réveille de notre sommeil

Et qui nous révèle nos faiblesses.

 

Elle viendra mais s’en ira-t-elle encor

Avec tous nos espoirs de survivre

Dans ce monde accablé par un mauvais sort

Qui gâche nos moyens de survivre ?

 

 

 

YENYI AHUKA LONGOMBE, 4è Sc.

 

Paix à nos portes

 

Longtemps attendue, elle arrive

Qui nous veut responsables

La paix est sur l’autre rive

A ces bienheureux, nous serons semblables

 

 

Je rêve de cette infime paix

Qui bientôt va dissiper la guerre

Qui sur les pays africains dominait

Et dont le peuple ne jouissait guère

 

Je vois des enfants qui tranquillement

Joueront le jeu de la chandelle

Qui après ce joli amusement

Iront voir des nids d’hirondelles

 

Ces régions hébergeant des rebelles

Seront bientôt habitées par un peuple

Qui jouira d’une vie jolie et belle

Et sera toujours humble

 

Elle arrive sur nos territoires

Les cieux bleus constateront aussi

Que sur ces idées contradictoires

Justice, paix et amour seront assis

 

KAHAMBU VYAKUNO Sylvie, 4è Sc.

 

 

SOMMAIRE

 

PAGE

AVANT-PROPOS :

L’Afrique entend redorer son blason (Abbé KAHUMBA D., Coordinateur Diocésain des E.C.C.) ……………………...…………

EDITORIAL :

L’Afrique va-t-elle renaître ? La dynamique du développement (Augustin MBUSA MUTAHINGA) …………….……………….…...

PROEMES :

Regard sur l’Afrique Contemporaine(Masika Safi)………………....

Crépuscule des « républiques bananières »(Katungu Syawite Valence)

POINTS DE VUE :

Les enjeux majeurs du développement de l’Afrique (Kahambu Vyakuno Sylvie) …………………………………………………….

De la perfusion à la transfusion. Pour une nouvelle économie africaine(Kavugho Vingi Eva) ………………………………….…...

Le Congo peut-il renaître ? Plaidoyer pour la bonne gouvernance (Kahambu Malo Guilène) ………………...………………………...

L’Afrique à l’aune de ses ressources humaines (Furaha Malengera Coco)

L’Afrique dans le concert de la Mondialisation(Kavugho Maliabwana) ..

Est-il vrai que Dieu voit tout ? (Kavira Bora) ………………….…...

CHRONIQUES

Allocution du Comité des Parents du Complexe Scolaire Mgr KATALIKO à l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de Mgr. KATALIKO (FATAKI BALOTI) …………………………….…...

Bref historique du Complexe Mgr KATALIKO (Sr. Dorothée)……..

Mot sur La colombe (La colombe) ………………………………….

ECOLE, FAMILLE ET SOCIETE

Redécouverte des études à Butembo (Furaha Kinanga) ……….…...

Droits de l’Homme et Progrès(KAMBALE MALONGA Jeannot)…….

ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT :

Le Congo en voie du sous développement ? (Kavira Vulo Fazy) …...

Contre le terrorisme (Fazila Mwasimuke) …………………….…...

SCIENCE-TECHNIQUE ET CULTURE:

Brève histoire du calendrier (Madey Basaga)…………….. ……….

La Télécommunication et l’Electricité à Butembo(Kasereka Mulumba) ...

ETHIQUE ET RELIGION :

Secours aux déplacés(Kavira Vyakuno) ……………………….…...

Chrétiens dans l’arène politico-économique (Kavira Mulimaposo)…

Du loisir à l’immoralité (Furaha Katungu) …………………….…...

CRIS DU COEUR :

Feux follets (EL DANI) …………………………………...………….

Fiançailles (EL DANI) …………………………………………….....

Paix à nos portes (Kahambu Vyakuno Sylvie) ……………………...

Bientôt la paix (Yenyi Ahuka Longombe) …………………………..

 

 

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AVANT-PROPOS

L’Afrique entend redorer son blason

Au moment où l’Afrique en général et la République Démocratique du Congo en particulier sont en train de fournir des efforts pour passer « de la dégénérescence à la renaissance » (Cfr J. KAMANDA KIMONA—MBINGA, Le défi congolais, Louvain La Neuve, Academia, 2001), les élèves de l’Institut Monseigneur KATALIKO offrent au public ce neuvième numéro de La Colombe.

La Messagère de la paix jette sur notre continent un regard si neuf qu’elle pose les jalons de la renaissance africaine sous le titre: « L’Afrique va-t-elle renaître? La dynamique du développement ». La reconstruction de l’Afrique est un défi qu’il faut relever car notre système économique est délabré. Par le temps qui court, notre continent entend redorer son blason pour occuper sa place dans le concert de la mondialisation, et nombreux sont les pays africains qui bénéficient de l’aide au développement.

Dans cette perspective, l’Afrique contemporaine est invitée à enterrer la hache de guerre pour se mettre au diapason des autres continents. En effet, « le régime démocratique et la bonne gestion des affaires publiques sont idéalisés et deviennent un credo valorisé vers lequel les États pauvres doivent tendre s’ils veulent bénéficier de l’aide au développement » (Mahaman TIDJANI ALOU, « Globalisation: l’Etat africain en question », in Afrique contemporaine, n° 199, juillet-septembre, 2001, p. 18).

A bien des égards, la vie sociale actuelle des Africains ressemble à la traversée du désert. Le développement de l’Afrique revient en dernier ressort aux Africains eux-mêmes qui doivent prendre leur destin en main s’ils veulent jouir du bonheur d’une « Terre promise » où chacun mangera à sa faim.

Les réflexions de ce neuvième numéro de La colombe font suite à la dynamique de la paix du huitième numéro dans la continuité du septième numéro qui portait sur le désarroi de l’Afrique face au pari de sa reconstruction. Nous encourageons nos écrivains en herbes et nous demandons aux autres écoles d’emboîter leurs pas; car le milieu éducatif des Ecoles Conventionnées Catholiques se caractérise par la qualité du comportement pratique des élèves en rapport avec la formation du sens national, de la conscience sociale et de la fierté culturelle (Cfr la Convention des Ecoles Conventionnées Catholiques, art. 5).

Abbé KAMBALE KAHUMBA Déogratias

Coordinateur Diocésain

 

 

Fiançailles

 

Mon beau pays dans la fleur de son âge

Veut tourner le dos à la solitude

Où l’ont plongé les années de rage ;

Mon pays soupire après la quiétude

 

Le ciel en sa bonté promet la paix

A mon pays délabré par la guerre

Mais ses dirigeants se donnent le toupet

De creuser des tombes pour leurs frères.

 

Mon pays est amoureux d’une princesse

Aimée de tous les peuples du monde

Le jour radieux des joyeuses noces

La paix pansera nos plaies profondes

 

A cor et à cri mon peuple réclame

De nouveaux dirigeants qui porteront

Le flambeau de son espoir unanime

Et nos torrents de larmes tariront

 

Fiancé à la paix à la face du monde

Mon pays met toutes les batteries en marche

Pour épouser cette nouvelle Joconde

A l’ombre d’un arbre aux nombreuses branches.

 

EL DANI

 

 

 

CRIS DU COEUR

Feux follets

La nuit est tombée sur mon village

Les hommes tapis dans l’ombre font main basse

Les paysans debout dans les marécages

Au fil des heures perdent de leurs masses.

 

La détresse est très grande qui s’empare

Des paysans à la vue des feux follets

Qui pétillent non loin du cimetière

Où les morts gisent sous les draps violets.

 

Elle bout comme une grande marmite au feu

Ma terre limoneuse qui voit pousser

Des grappes de champignons vénéneux

Qui donnent aux mourants le laissez-passer.

 

Nos bananeraies encor dévastées

Redoutent ce feux follets, fantômes

Des cannibales qui mangent à satiété

La chair des enfants, des femmes et des hommes

 

Mon peuple dans les affres de la mort

Se morfond sous la pluie durant la nuit,

Attendant ce que va décider le sort

Concernant le malheur qui le poursuit.

 

EL DANI

 

EDITORIAL

 

L’Afrique va-t-elle renaître? La dynamique du développement

 

Afrique est aujourd’hui le théâtre des conflits fort nombreux et presque permanents dont la variété des manifestations et l’impossibilité apparente de leur trouver des solutions découragent beaucoup d’analystes voire des responsables politiques.

Le catalogue que l’on peut dresser aujourd’hui de l’Afrique offre des sombres aspects qui semblent donner raison à ceux dont l’afro-pessimisme ne s’est jamais démenti. Des coups d’Etat, des rébellions sanglantes et guerres entre factions ou Etats voisins, des villes et villages détruits, des populations chassées de leurs terres et condamnées à l’exode et à la misère, des actes de terrorisme multipliés, et tant d’autres maux qui demandent une solution adéquate pour donner au continent noir une face éclatante et revendiquer sa place sur l’échiquier mondial.

 

« Ceux qui croient utile, voire nécessaire de reconstruire l’Etat africain, se trouvent devant une alternative : soit le reconstruire, avec certains aménagements à l’image de ce qu’il était le jour où les colonisateurs en ont largué les amarres en le laissant dériver rapidement vers ce qu’il est aujourd’hui, soit le réinventer » (Jacques VANDERLINDEN, « L’Etat en Afrique : entre le global et le local », in Afrique contemporaine, n° 199, juillet-septembre 2001, p. 91).

 

C’est aux africains eux-mêmes que revient le rôle décisif pour tirer le continent noir du gouffre où il croupit et bâtir une nouvelle Afrique. La reconstruction de l’Afrique n’est pas comparable à un plat d’argent couvert des mets délicieux que les étrangers feraient passer devant les africains, qu’ils n’auraient qu’à apporter que leur appétit (Cfr Martin Luther KING)

Certes le continent noir se débat dans un océan de misère. Mais il y a des raisons qui permettent de garder l’espoir. Car « l’Afrique dispose d’atouts réels, nombreux et riches gisements de minerais, d’importantes réserves de bois, des vastes régions propices à l’élevage, des climats et sols aptes à la production des denrées agricoles exportables, un potentiel hydro-électrique considérable offert par ses grands fleuves, une main d’œuvre dynamique » (Pierre VENNETIER « Où va l’Afrique ? » in Atlas de l’Afrique, Paris, éd. Jaguar, 2000, p. 6).

Pour en tirer les avantages qu’ils pourraient lui procurer, l’Afrique se dotera d’une main d’œuvre dynamique, d’un personnel compétent pour défier l’alourdissement du frein de la main d’œuvre étrangère. L’Afrique aura besoin de pratiquer la bonne gouvernance qui rassurera les investisseurs étrangers. Elle se laissera peuplée d’entrepreneurs locaux dynamiques n’hésitant pas à prendre des risques sur les moyens à long terme, et bien sûr de l’aide financière et technique des pays industrialisés, pour mener à bien le développement équilibré qui serait profitable pour le continent.

 

Toutefois, « à l’échelle de la société, le développement n’est pas d’abord et uniquement perçu comme un problème économique mais comme un problème de reconstruction des sociétés en déstructuration » (Chantal VERGER, Pratique de développement. L’action des chrétiens et des Eglises dans les pays du sud, Karthala, Paris, 1995, p. 194)

 

A cette heure où, grâce au progrès scientifique, le monde est devenu un village, les moyens de télécommunication nous faciliteront le dialogue de plaidoirie pour le respect des droits de l’homme qui va de pair avec le repli face aux « républiques bananières » et à la mégestion. Le zèle et la saine conscience, parrainés de la morale chrétienne, méritent d’imprégner les cœurs des africains pour soutenir les petits pas de développement amorcés, et redorer le blason du vieux continent

La colombe estime que le feu brûlera plus haut lorsque chaque africain coulera une sueur de reconstruction.

Augustin MBUSA MUTAHINGA

 

Directeur de publication

 

Du loisir à l’immoralité

 

e nos jours, les défauts semblent avoir remplacé les qualités. Les lieux de manifestation des vertus et de pudeur sont devenus stade de scandale et d’atteinte aux bonnes mœurs.

Je me souviens de mon premier jour où je me suis rendu à un match de football. J’étais ébahie de voir des fillettes de mon âge s’adonner à cœur joie à une animation assaisonnée d’une danse impudique. En effet, et les chansons et les tenues portées et la danse, tout trahissait une mauvaise éducation. Ce comportement laissait à désirer. Curieusement, ces archétypes de mannequins départageaient l’appréciation de l’assistance…

Je me souviens également d’une cérémonie de clôture d’une compétition culturelle à laquelle nous primes place. La salle était fière et présentait allégrement les congratulations aux lauréats et aux organisateurs. Dans cette atmosphère délicieuse un sourire sympathique, effleurait mes lèvres de temps en temps. Au cours de la manifestation, lorsque les organisateurs remirent les cadeaux aux gagnants, l’assemblée fut partagée. De fait, ce qui embarrassa plus d’une personne est que dans chaque colis remis à ces candidats de moins de 18 ans, se trouvaient des produits contraceptifs, d’avortements et bien d’autres choses de ce genre. Unanimement, la quasi-totalité de ceux qui étaient présents s’exclama : où est le sérieux ? Où allons-nous ?

 

FURAHA KATUNGU, Ière CO

 

 

 

Pour sa part, l’Eglise société humaine se distingue certes de la plupart des autres institutions. En effet, elle est porteuse d’un message qui dépasse le niveau matériel ou intellectuel de son engagement dans le monde. Dans le cadre de son engagement en faveur de la promotion humaine, elle ne devra pas perdre de vue ces deux aspects tels que tracés par Chantal VERGER : la confrontation avec des univers culturels différents et la mission de l’Eglise dans le monde. En effet, comment se vit l’interaction des cultures dans l’Eglise ? Quelle éthique en constitue le soubassement ? Ou encore comment l’Eglise concilie-t-elle souci d’évangéliser et engagement social ?

S’il est peu soutenable d’ignorer les impératifs de la croissance économique, l’Eglise doit-elle pour autant se muer en agent productif en matière économique comme au niveau politique en force partisane ? Autrement dit, quelles sont les limites du champ d’action de l’Eglise ? Jusqu’où et comment peut-elle s’engager dans le champ économique et politique ?

Il appert que dans sa conduite de toute action de promotion humaine l’Eglise devra « veiller en premier lieu à éclaircir ses relations avec ses partenaires, ensuite toujours rechercher à contextualiser ses pratiques, enfin poursuivre et approfondir sa réflexion sur l’éthique du développement » (Idem, p. 182).

Voilà pourquoi un appel est adressé aux chrétiens non d’assister au théâtre du modernisme mais d’être, mieux que quiconque architectes du monde actuel. L’Eglise libérera l’homme de la peur en dénonçant le mal pour proposer la bonne voie à suivre. Elle s’opposera tout en affirmant son identité aux cultures africaines par la lutte contre la polygamie, le mariage forcé, elle proposera la planification familiale, la création de nombreux centres d’accueil et de formation destinés aux nécessiteux … Ce qui exige de sa part la clairvoyance lui permettant de décanter les ombres de la lumière, le courage lui servant de souffle pour modeler la société sur le cortège paradisiaque.

KAVIRA MULIMAPOSO, 5è Math-Physique

PROEMES

 

Regard sur l’Afrique contemporaine

 

ne voudrais pas regarder deux fois cette « Afrique noire où la misère s’affiche au coin des rues et des sentiers » (Cfr Jean-Roger ESSOMBE EDIMO NYA BONABEBEY, Quel avenir pour l’Afrique? Financement et développement, Paris, Nouvelles du Sud, 1995, p. 19). Je détourne mon regard de cette Afrique qui, aux yeux des Européens, se vêt d’une redingote de sapin.

 

En ce matin du XXIè siècle, je dresse mon visage pour contempler ce continent où les savanes hébergent des troupeaux, cette terre où la forêt sempervirente n’a pas encore fini de dévoiler ses richesses.

Je pose un regard serein sur cette Afrique contemporaine qui est à feu et à sang par endroits. La fin de sa détresse se profile à l’horizon car ses fils, en vaillants pompiers, vont bientôt éteindre les incendies et ses filles se préparent pour les semailles des champs défrichés. Voici que les grands fleuves irriguent les champs, les plantes croissent. La récolte prochaine est certaine. La faim et les maladies diverses vont disparaître sur la surface de notre continent.

 

L’Afrique contemporaine trouvera sa force dans son union. Les pays du Magreb et du Golfe de Guinée prêteront main forte à ceux de l’Afrique Centrale. Les ports maritimes de la corne de l’Afrique et ceux de l’Afrique Australe donneront accès aux richesses inépuisables de l’Afrique centrale. Les déserts du Sahara et de Kalahari verront naître des oasis où s’abreuveront les chameaux.

Notre Continent guéri de tous ses maux marchera d’un pas ferme vers la tribune de l’ONU pour dialoguer de pair en compagnon avec l’Europe, l’Asie, l’Australie, l’Amérique du Nord et l’Amérique Latine. Le peuple africain, libéré de toutes les dictatures en vogue chantera sa victoire au parlement africain qui verra bientôt le jour.

 

MASIKA SAFI Raha, 6è Math-Physique

 

Crépuscule des « républiques bananières »

lles sont nombreuses en Afrique, ces « républiques bananières » dont parle Ahmadou KOUROUMA dans son roman « Allah n’est pas obligé ». ce sont ces pays foutus où rien ne marche. Ce sont ces Etats où les dictatures se succèdent à l’instar des rois d’une même dynastie. Les guerres civiles y sont continuelles. Les peuples y sont régulièrement grugés par des prédateurs dans une démocrature où ils assistent impuissants à des coups d’Etats électoraux.

Les populations africaines rêvent de voir le crépuscule de ces républiques bananières pour qu’elles respirent l’air frais au bord des océans. Elles ne veulent plus voir leurs enfants s’enrôler dans les bandes armées. Elles en ont mal avec toutes les tracasseries dont elles sont victimes (vol, viol, enlèvements, tortures, spoliations, corruption, assassinats, et autres coups bas). Les africains veulent avoir des dirigeants austères différents de ces comédiens qui quittent le pouvoir par la porte et le regagnent par la fenêtre. Ils ont horreur de ces régimes qui ne garantissent pas les droits élémentaires de l’être humain.

Les populations africaines logées parfois aux quatre vents attendent la fin de leurs tourments : elles ne veulent plus marcher sur ce sentier tortueux des réfugiés à l’intérieur de leur propre pays. Elles désirent vivre dans des Etats-Nations où la justice engendre la paix en vue du développement intégral. A cette heure où la fin des républiques bananières se fait encore attendre, je fais mienne ces paroles que Nelson MANDELA a prononcées à l’O.N.U., le 21 septembre 1998 : « Je continuerai de nourrir l’espoir qu’une nouvelle race des dirigeants est apparue dans mon pays, sur mon continent et dans le monde, qui ne permettra pas que l’on prive quiconque de la liberté, comme nous en avons été privés si longtemps ; qui ne fasse de personne un réfugié… condamné à la famine » (Nelson MANDELA, cité par François Xavier VERSCHAVE, Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ? Paris, Les Arènes, 2000, p. 559)

 

KATUNGU SYAWITE Valence, 5è Math-Physique

 

Chrétiens dans l’arène politico-économique

 

homme de par sa nature est un être politique.

Dans La colombe n° 7 de février 2002 (p. 36), nous dénoncions une erreur de plusieurs chrétiens lorsqu’ils s’imaginent qu’aucun rapport ne peut s’établir entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. On tend souvent à opposer l’ordre de la foi et l’ordre de la raison comme si les visées étaient antagonistes.

En effet, et la foi et la politique visent l’épanouissement de l’homme. S’il est vrai que le chrétien vise le bonheur, nul n’ignore qu’il ne peut se sanctifier en dehors du monde où il se meut. Quel rôle le chrétien doit-il jouer dans la vie sociale ?

La réorganisation de la société concernant toutes les dimensions de l’existence, la religion doit ainsi coordonner le présent avec le passé et l’avenir, mettre l’accord entre les hommes, harmoniser en chacun le sentiment avec l’intelligence en vue d’une bonne action. De fait, il est un truisme que la religion vise le bien commun. Le Christ vient comme pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, libérer les captifs, recouvrer la vue aux aveugles, libérer les opprimés (Luc 4,17-19).

Cependant, l’Eglise ne doit pas ignorer que bien souvent, dans la réalité, le bien-être (= le développement) s’apparente au « plus avoir » et que la recherche du bien-être se réduit à un « bien avoir ». Le chrétien « doit prendre en compte le fait que, fréquemment le développement est de fait limité à la croissance économique avec le risque que les cultures soient alors réduites à néant, au profit d’une logique générale du progrès » (Chantal VERGER, Pratiques de développement. L’action des chrétiens et des Eglises dans les pays du Sud, Karthala, Paris, 1995, p. 196).

 

 

ETHIQUE ET RELIGION

Secours aux déplacés

e continent africain se caractérise par une instabilité politique notoire. Les populations sont perpétuellement contraints à des migrations dont le soubassement s’avère les conflits et la défense des intérêts privés. Elles jouissent souvent d’une paix éphémère en terre d’accueil.

Les déplacés de guerre vivent dans une misère indescriptible, dans une avalanche de difficultés qui jaillissent de toutes parts. Ils sont soumis à des pressions mercantiles et politiques si bien que les préoccupations immédiates l’emportent sur les considérations à long terme. Dépourvus même des besoins élémentaires, les déplacés de guerre sont réduits à la mendicité. Ils quémandent habits, vivres, fournitures scolaires, …

En Afrique, les détracteurs de la paix s’enlisent dans un vandalisme monstrueux. L’innocente population subit des pillages des biens, des viols, des assassinats. L’arme s’érige en juge et la jungle y règne en maîtresse. On est comme voué à un nomadisme dont la quiétude et le silence des fusils constituent la nageoire dorsale du rêve quotidien.

A quel saint se vouer pour vivre dans un monde irénique ? Créés à l’image de Dieu de par l’intelligence et la volonté, les africains comprennent du jour au jour qu’il leur revient de secourir autant que faire se peut leurs semblables dans les divers besoins, sous toutes les formes.

C’est ainsi que la création des ONG assistant les réfugiés et déplacés n’a cessé d’être quelque peu spontanée en Afrique. Nous jetons des fleurs à ces multiples organismes telle la Mission d’Aide aux Déplacés (MAD) pour le zèle et enthousiasme qu’ils manifestent. D’autres organisations de ce genre sont les bienvenues dans le tourbillon conflictuel du continent noir. Ils parieront à la misère des déplacés de guerre et tenteront de les consoler et de les cajoler.

Comme aux enfants d’Israël, du fond des âges, la voix de Jahvé nous crie : « Tu ne maltraiteras pas l’étranger, car tes pères ont aussi été réfugiés dans la terre d’Egypte » (Cfr Dt. 8, 2-16).

KAVIRA VYAKUNO, 6è C&A

POINTS DE VUE

Les enjeux majeurs du développement de l’Afrique

epuis leur accession à la souveraineté internationale, les pays africains ont marché comme à tâtons sur le chemin du développement. Nombreuses stratégies y ont soit échoué soit réussi partiellement à cause de leur mauvaise application. Voilà peut-être ce qui a poussé certains analystes comme Axelle KABOU à dire que l’Afrique a refusé le développement. En réalité ce refus nous paraît involontaire au regard des enjeux majeurs du développement de notre continent.

D’entrée de jeu, le développement de l’Afrique exige que l’on mette fin à cette instabilité politique qui y a élu domicile. Cet enjeu socio-politique est de taille car les conflits de l’Afrique centrale et ceux de l’Afrique de l’Ouest ont des soubassements dans les tréfonds de la Communauté internationale.

Mais il convient de souligner que nos compatriotes doivent prendre leurs responsabilités en main. Nous rejoignons ici l’image de « la traversée du désert » que KAMANDA KIMONA MBINGA a faite dans un livre récent : « Lors de la traversée du désert, le sort du peuple d’Israël n’était plus influencé par le pharaon » (J. KAMANDA KIMONA MBINGA, Le défi congolais, Louvain La Neuve, Academia, 2001, p. 18).

Dans cette optique, l’Afrique qui entend reconstruire ses brèches doit éviter d’accorder des « exonérations de crimes de guerre ». Il faut que justice soit faite pour panser les plaies qui se cicatriseront au fil du temps. Par ailleurs, si l’on veut relever le défi de cette « Afrique en panne » dont parle J. GIRI, les réformes économiques s’imposent. Ces dernières sont possibles eu égard aux ressources humaines et matérielles de notre continent. Bien appliquées, elles permettront aux africains de jouir de leur droit à la santé et à l’éducation.

 

 

Il convient toutefois de remarquer que le développement de l’Afrique a un enjeu culturel. Nous avons intérêt à ne pas copier les modèles de développement occidentaux qui seraient en contradiction avec notre propre culture et nos convictions profondes. Qu’on songe par exemple à la conception occidentale de l’enfant et de la vie familiale. Le respect de la vie humaine, la solidarité sont autant des valeurs qui doivent constituer l’âme du développement dont nous rêvons pour l’Afrique.

Ces enjeux majeurs ne sont pas les seuls à conditionner le progrès de notre continent. Notre quête du développement a des implications morales qui tiennent compte de l’évolution scientifique. Le développement de l’Afrique restera une action communautaire menée pour le bien-être familial, national, continental, mondial.

 

KAHAMBU VYAKUNO Sylvie, Rédactrice en Chef

 

 

 

En plus, la population de Butembo qui se prend en charge depuis l’époque coloniale jusqu’à ce jour vient de réaliser son rêve d’électrification. Un barrage vient d’être érigé sur la rivière d’Ivugha à 11 km de Butembo. Sa capacité sera de 1,5 Mw. Cette réalisation grandiose est le résultat d’immenses sacrifices consentis par les hommes d’affaires de Butembo qui ont sollicité des Techniciens Sud-Africains. Elle donnere naissance à des industries pour le bien-être de notre population. Coup de chapeau à la Société d’Electrification du Nord-Kivu (SENOKI, Sprl) !

Nous espérons que cette électrification va accélérer les travaux de l’aéroport international de Matembe pour le désenclavement de notre ville commerciale. Les marchandises ne transiteront plus par le port de Mombasa via Kampala. Elles nous parviendront par avions-cargos. La ville de Butembo est désormais ouverte au monde.

 

 

KASEREKA MULUMBA Maombi, 4ème Sc.

 

 

Le calendrier musulman, quant à lui, débute avec l’Hégire de Mahomet à Médine en 622 ap. J-C. L’année hégirienne compte 355 ou 354 jours partagés en 12 mois lunaires comptant alternativement 30 ou 29 jours.

Nous pouvons conclure qu’il existe plusieurs calendriers. Celui que nous utilisons aujourd’hui est le calendrier grégorien. Il date de 1582. le Pape Grégoire XVIII voulait remédier à une discorde sur la détermination du jour où devait être célébrée la fête de Pâques. Ce calendrier a résisté à tous les projets de réforme qui voulaient le modifier (Cfr. Ezzedine MESTIRI, Art. Cit. p. 31).

 

MADEY BASAGA Rose 4ème C&A, Rédactrice en Chef Adjointe

 

La télécommunication et l’électricité à Butembo

 

La ville commerciale de Butembo se situe dans la province du Nord-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo. C’est une ville verte parsemée d’arbres et de bananiers qui s’étend sur environ 10 km2. sa population est d’environ 500 000 habitants.

Il y a quelques années, Butembo était un grand village sans courant électrique ni réseau téléphonique. Aujourd’hui, notre ville qui n’a pas voulu tuer la poule aux œufs d’or est en train de goûter les fruits de sa patience. Elle connaît un essor considérable qui est l’aboutissement des efforts de sa population audacieuse et entreprenante.

Notre ville de Butembo est déjà dotée de trois réseaux téléphoniques à savoir Vodacom, Celtel et Congo Gate Top Cel. C’est un indice de développement. En effet, « aucune société du XXIème siècle ne pourra se développer sans développer ses télécommunications. Elles deviennent de plus en plus incontournables dans la vie politique, économique et sociale » (J. KAMANDA KIMONA MBINGA, Le défi congolais, Louvain-La-Neuve, Academia, 2001, p. 133).

 

De la perfusion à la transfusion.

Pour une nouvelle économie africaine

aguère laissée pour compte, l’Afrique est en train d’éveiller l’attention de l’Occident dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement. Il s’agit d’une nouvelle coopération bilatérale qui, aux dires de ses partisans, est susceptible de relever l’économie africaine. L’inquiétude survient au moment où l’on se rend compte que l’Afrique, jadis grainier de sa métropole dépend beaucoup de l’aide extérieure et ploie sous le poids de la dette internationale.

Certains africains continuent à attendre que la manne tombe du ciel. Il suffit d’évoquer ces paysans de l’un ou l’autre coin de notre pays qui se croisent les bras dans l’espoir que le prêtre ou le pasteur va leur donner des vivres et des habits. « Le désir spontané des paysans comme de beaucoup d’autres catégories sociales, en Afrique comme ailleurs, est parfois d’être pris en charge, aidés, assistés, subventionnés, plutôt que d’avoir à compter sur leurs propres forces » (Jean-Pierre OLIVIER de SARDAN, « Le développement participatif : ni solution miracle, ni complot néo-libéral », in Afrique contemporaine, n° 199, juillet-septembre 2001, p. 154).

Dans cette perspective, une population pauvre demeure dans sa misère si elle se contente des dons qui ne peuvent pas remplacer sa contribution logistique et financière.

En Afrique, « les financements extérieurs qui devaient jouer un rôle de transfusion, maintiennent les Etats sous perfusion avec mise sous tutelle » (P.H. HUGON, Cité par Mahman TIDJANI ALOU, « Globalisation : l’Etat africain en question » in Afrique contemporaine, n° 199, juillet-septembre 2001, p. 22.). Dans cette configuration économique, notre continent ne peut pas relever le défi de son développement.

 

La renaissance africaine passe inconditionnellement par une nouvelle économie qui aura l’autosuffisance comme toile de fond. Les réformes économiques seront basées sur trois principes à savoir participation, partenariat, contractualisation. En effet, « l’approche contractuelle se propose d’introduire une relation ‘paritaire’ entre deux partenaires, là où prévalaient des relations verticales, fondées sur ‘l’octroi’ de financements par projets ou par administration » (Grigori LAZAREV et Mouloud ARAB, Développement local et communautés rurales, Paris, Karthala, 2002, pp. 40-41). La nouvelle économie doit avoir une base solide à l’intérieur des Etats. Elle doit être capable d’accroître le P.I.B. pour améliorer les conditions de vie des populations. Nos pays mettront en place des mécanismes pour contrôler les importations et les exportations, maîtriser l’inflation monétaire. Petit à petit, nous passerons d’une économie sous tutelle à une économie émancipée où les dons joueront un rôle de transfusion.

 

KAVUGHO VINGI Eva, 6è C & A

 

Le Congo peut-il renaître ? Plaidoyer pour la bonne gouvernance

a République Démocratique du Congo est actuellement balkanisée par la guerre qui l’a plongée dans un état de dégénérescence. Cet Etat est comparable à une maladie cardio-vasculaire dont notre pays doit guérir à tout prix s’il veut renaître.

La population congolaise a une vive conscience nationale. Elle subit cette balkanisation qui ne profite qu’à une minorité de personnes. Il s’agit d’une abomination qui provoque la désolation non seulement chez les congolais mais aussi chez les africains.

SCIENCE-TECHNIQUE ET LITTERATURE

Brève histoire du calendrier

e mot « Calendrier » vient du latin « Calendes » qui signifie les premiers jours du mois chez les Romains. Le calendrier est l’outil qui divise le temps et indique les jours de l’année. Il nous permet de dater les événements de la vie quotidienne, les activités et les fêtes de nos années.

L’idée de diviser le temps remonte à la nuit des temps. Selon toute vraisemblance, nous dit Ezzedine MESTIRI, l’origine de l’évaluation du temps date du développement de l’agriculture et de l’élevage à l’âge néolithique (cfr Ezzedine MESTIRI, « Les années des autres », in Peuples du monde, n° 256, décembre 1992, p. 30). Dès cette époque, l’homme s’était basé sur les phénomènes lunaires. Le mois a été considéré comme la période comprise entre deux pleines lunes (28 à 30 jours). C’est vers 4241 avant J-C que les Egyptiens ont déterminé la durée de l’année en se basant sur l’étoile Sirius qui se levait à l’horizon, avant le lever du soleil, à des intervalles réguliers. L’année (365 jours) était l’intervalle entre deux levers de cette étoile.

Il faut remarquer avec Ezzedine MESTIRI que les Egyptiens n’ont pas constaté le phénomène de l’année bissextile. Ils ont divisé l’année en 12 mois de 30 jours chacun en y ajoutant 5 jours complémentaires. Les Babyloniens par contre ont essayé de faire coïncider la durée de cette année avec celle de l’année solaire. Quant à la Grèce antique, elle a divisé l’année en 354 jours, soit 12 mois de 29,5 jours.

A côté de ces trois calendriers, il convient d’évoquer le calendrier juif et celui des musulmans. Le calendrier juif était luni-solaire, mais les mois dépendaient surtout des phases lunaires. Ainsi en était-il de la fixation de la date de la Pâque.

place la paix, la solidarité, l’accueil réciproque, l’écoute, l’estime de l’autre, l’acceptation, le pardon, la réconciliation des différences, le dialogue fraternel et le dialogue politique et diplomatique, tout en bannissant dans le même temps les représailles de la guerre, si l’on ne désarme pas les mains mais aussi les consciences et les cœurs, nous aurons toujours à faire avec de nouvelles formes de violence et aussi de terrorisme ; peut-être réussirons-nous à les atteindre un moment pour les voir ressurgir impitoyablement ailleurs » (Cardinal MARTINI, « Terrorisme, mesures de rétorsion, légitime défense, guerre et paix », in La documentation catholique, n° 2263, février 2002).

Dans ce même angle d’idées, les psycho-sociologues sont unanimes pour affirmer que les meilleures solutions contre le terrorisme ne se trouvent pas dans la guerre mais dans la conscience de l’homme puisque les guerres et les violences prennent naissance dans l’esprit humain.

Voilà pourquoi un appel particulier est lancé aux partisans de la paix et aux architectes de la mondialisation de ne pas être occultés par le principe non moins païen professant la paix au bout du canon. Bien plus, la paix règnera sur la terre le jour où chaque nation comprendra que les armes sont au service de l’humanité et non de sa destruction. Ils privilégieront le dialogue et la réconciliation pour songer au désarmement non seulement des mains mais aussi des consciences.

 

 

Comme le remarque si bien Joseph KAMANDA KIMONA MBINGA, « le processus de décomposition-recomposition en Afrique ne serait pas aussi chaotique si le Congo avait les moyens de jouer son rôle de leadership naturel au sein de la sous région » eu égard à sa « place géostratégique qui lui permet d’appartenir à la fois au centre, au sud et à l’est, à sa diversité culturelle multiethnique et à ses potentialités tant en ressources humaines que naturelles (cfr J. KAMANDA KIMONA MBINGA, Le défi congolais, Louvain-La Neuve, Academia, 2001, p. 110).

Il appert que le Congo peut renaître si ses ressources humaines et matérielles sont gérées par un gouvernement responsable. Notre pays doit se plonger dans le jourdain de la bonne gouvernance s’il veut se purifier de la lèpre qu’est sa crise socio-économique. Seul un gouvernement accepté de tous mènera à bon port nos efforts de reconstruction et de développement jusqu’à l’instauration d’un Etat républicain démocratique et respectueux des droits humains. Comme l’a bien perçu Marie-Jean CARITAT, marquis de Condorcet, « l’intérêt de puissance et de richesse d’une nation doit disparaître devant le droit d’un seul homme ». Seule la bonne gouvernance fera du Congo une nation austère qui étouffe toute velléité de corruption ou de balkanisation, une puissance rayonnante au cœur de l’Afrique Centrale.

Il revient à ceux qui président aux destinées du Congo de refaire le diagnostic de la maladie qui ronge notre pays pour lui donner une thérapie appropriée. Nous souscrivons volontiers au point de vue de Michel NORRO dans la préface du livre de Joseph KAMANDA KIMONA MBINGA : « Les atouts pour faire du Congo un pays prospère sont évidents : Territoire vaste, bien arrosé, ressources naturelles considérables et, surtout, population nombreuse, jeune, travailleuse et ouverte sur le monde » (p. 7).

 

KAHAMBU MALO Guilène, 6è C&A

 

L’Afrique à l’aune de ses ressources humaines

mythe d’une afrique qui porte le manteau tricolore de la guerre, de la gabégie et de la misère est encore largement répandu chez certains esprits, surtout occidentaux. Certes l’espérance de vie des populations africaines a sensiblement diminué (40 à 50 ans), mais si nous en croyons certains analystes, « l’Afrique, mais aussi l’Inde, une partie de l’Asie du Sud-Est, l’Orient et l’Amérique Latine sont la jeunesse du monde. L’Europe vieillie devrait s’en souvenir » (Philippe ENGELHARD avec l’équipe d’ENDA, L’Afrique, miroir du monde ? Plaidoyer pour une nouvelle économie, Paris, Arléa, 1998, p. 222).

L’Afrique qui entend redorer son blason peut compter sur les potentialités économiques, ses richesses naturelles (les eaux, les forêts, le café, le cacao, les palmiers à huile, les minerais, …), mais ces dernières nécessitent des ressources humaines qui sont les agents de tout développement. Aux dires de J. KAMANDA, « La richesse économique d’une nation ne se mesure pas à l’aune de ses potentialités naturelles mais plutôt par la valeur de ses ressources humaines, des biens et des services qu’elle produit » (J. KAMANDA KIMONA MBINGA, Le défi congolais, Louvain-La-Neuve, Academia, 2001, p. 16).

Il s’ensuit que nous devons apprendre à mesurer l’Afrique à l’aune de ses ressources humaines. Ces dernières constituent le levier indispensable au développement du continent noir. La jeune population africaine est capable de travailler pour améliorer ses conditions de vie. La tâche qui incombe aux dirigeants africains est de garder leurs populations des ravages de la guerre et des maladies qui assombrissent les espoirs de l’Afrique.

 

FURAHA MALENGERA Coco, 6è C&A

 

Contre le terrorisme

es mouvements terroristes semblent avoir une genèse datant de plusieurs années. Cependant, depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ils ont attiré plus d’attention car les dégâts humains et matériels étaient consternants et incalculables.

Le terrorisme dont le réseau le plus connu Al Quaeda chapeauté par Osama Ben Laden s’avère un lobbing contre l’impérialisme américain. Robert PACHENNAM notait en effet : il est tout à fait dans l’intérêt des Etats-Unis de préserver et revigorer leur conscience morale pour éviter que les pauvres déséquilibrent les riches (Parchennan cité par MIGNON GABRIEL, Les pays les plus pauvres : quelle coopération pour quel développement ?, Ifri, Paris, 1981, p. 140).

Devant cette situation, le monde moderne semble partagé devant les actions terroristes. Les uns se prononcent en faveur alors que d’autres se livrent à une bataille acharnée allant même jusqu’aux armes. Pour sa part, La colombe, chantre de la non violence et partisane du développement voit dans le terrorisme un mouvement anti-mondialiste. En effet, un regard objectif nous fait découvrir que les événements du 11 septembre ont mis la mondialisation en cause. En outre, La colombe s’en prend à ceux qui voudraient combattre le terrorisme par les armes. On ne le dira jamais assez, la violence n’a jamais donné une solution satisfaisante. Elle n’a jamais des effets positifs. Et, plutôt que de faire régner le dialogue, la violence contraint la société au monologue car elle veut annihiler et non convertir, repose sur la haine et non sur l’amour. Elle crée de plus le ressentiment chez les survivants et la brutalité chez le vainqueur.

Il faut certes s’opposer au terrorisme. Mais pour cela il est urgent de se battre pour le développement, pour les biens publics mondiaux, pour la justice, pour la paix, pour le respect du droit international. Nous sommes convaincus avec le cardinal MARTINI que « si l’on ne met pas à la première

largement responsable également du processus de dollarisation ne laisse entrevoir une voie de sortie.

Face à l’échec des élites politiques, face à la déliquescence des services publics, face à la dilapidation des fonds de l’aide internationale, face à la corruption envahissante, des « contournements » de l’Etat semblent nécessaires afin que les populations destinataires de l’aide soient en mesure non seulement d’en bénéficier directement mais aussi de la gérer elle-même. Nos populations s’initieront à l’exercice d’une prise en main directe de leurs propres affaires. Leur participation au sein des projets de développement est de facto incontournable et nécessaire. Cependant, « cette autopromotion se veut participative et démocratique, et non technocratique et autocratique, issue de dynamiques endogènes, et non produit de l’Etat » Cf. J.-Pierre OLIVIER DE SARDAN « L’Etat en Afrique : entre le global et le local », in Afrique contemporaine, n° 199, juillet-septembre 2001, p. 149)

Toutefois, les congolais ne devront pas perdre de vue que la réussite d’une politique de développement rural suppose la réunion de ces deux conditions qui tendent à devenir antinomiques : un fort engagement de l’Etat et une mobilisation des paysans, grâce à des actions d’information et de démonstration disséminées sur le territoire. Les organisations non gouvernementales des pays développés peuvent à cet égard jouer un rôle important dans des opérations telles la mise en œuvre de macro-projets et l’animation d’expériences coopératives ou mutualistes.

 

KAVIRA VULO Fazy, 4è Sc.

 

 

 

 

L’Afrique dans le concert de la mondialisation

Afrique subsaharienne avec son cortège de peines et de misères semble s’enliser dans ses conflits internes. L’on peut se demander si notre continent pourra convoler en noces joyeuses avec la mondialisation. Cette question devient d’autant plus lancinante que « pendant des siècles, le discours du mépris a seriné que les Noirs étaient incapables au-delà du folklore, de créativité politique et culturelle, incapables de construire par eux-mêmes une vraie civilisation » (François Xavier VERSHAVE, Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, Paris, les Arènes, 2000, p. 487).

Si nous en croyons certains analystes, le développement de l’Afrique dépend de certains paramètres économiques et surtout politiques. « Le développement local implique un processus de décentralisation et de démocratisation » (Grigori LAZAREV et Mouloud ARAB, Développement local et communautés rurales, Paris, Karthala, 2002, p. 38.).

Il convient par ailleurs de souligner qu’une majeure partie de la population africaine est rurale. Notre Continent a fort besoin des micro-projets individuels ou de groupes qui répondent aux demandes prioritaires des populations (Cf Grigori LAZAREV et Mouloud ARAB, Développement local et communautés rurales, Paris, Karthala, 2002, p. 37). L’on comprend dès lors comment des pays comme l’Ouganda et le Burkina Fasso –pour ne citer que ces deux- parviennent à redonner de l’éclat à leurs finances au point de susciter et de mériter la confiance de la Banque Mondiale et du FMI.

Notre continent est à cheval sur le développement local et le développement global. Son absence sur le marché mondial serait toxique pour la survie des africains qui continuent à espérer un lendemain meilleur. L’Afrique ne perdrait rien en s’insérant dans une coopération bilatérale avec les autres continents. Nous vivons dans « un monde partagé, uni par des intérêts communs qu’il faut sauvegarder à tout prix et des liens nécessaires de solidarité qu’il faut entretenir » (Mahman TIDJANI ALOU, « Globalisation : l’Etat africain en question », in Afrique contemporaine, n° 199, juillet-septembre 2001, p. 14).

Il résulte de ce qui précède que l’Afrique doit se purifier de ses souillures intérieures pour être jugée digne de prendre part au festin de la globalisation. Elle jouera son rôle dans le concert de la mondialisation en conjuguant ses efforts de développement local avec ses aspirations au développement global.

 

KAVUGHO MALIABWANA, 6è C&A

 

Est-il vrai que Dieu voit tout ?

est marrant de constater qu’à l’heure de la mondialisation un fossé se creuse de plus en plus entre pays riches et pays pauvres. Le comble est que les pays occidentaux semblent maintenir le monde dans cette injustice à peine feutrée. L’alibi de la mauvaise gouvernance pratiquée dans les pays du Sud ne tient pas debout devant la recherche des intérêts qui poussent ceux du Nord à soutenir des dictatures en Afrique.

Y –a-t-il un seul coup d’Etat ou un assassinat d’un président africain qui se passe à l’insu des « gendarmes du monde » ? Est-il vrai que Dieu voit les conflits qui déchirent l’Afrique et la sacrifient à l’autel des intérêts des puissants ? Au nom des intérêts d’une poignée de personnes, les peuples se liguent les uns contre les autres et l’on est prêt à conclure des alliances où l’on donne en gage le sang de ses propres frères. Est-il vrai que Dieu voit tout cela ? Pourquoi Dieu reste-t-il bouche cousue devant l’oppression du faible par le puissant ? Est-il vrai que Dieu voit tout ?

ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT

Le Congo en voie du sous développement ?

orsqu’on observe l’Etat congolais, on est en présence d’un visage à une mine sombre que nul ne pourrait regarder un moment sans rougir et couler des larmes. Ses poches aux potentialités énormes traînent derrière elles une pauvreté d’un hanneton.

Du jour au lendemain, l’éléphant de l’Afrique Centrale plonge dans une décrépitude affreuse. Une dégradation continue des infrastructures essentielles, l’insuffisance de l’investissement et le caractère inapproprié des incitations de la production agricole y ont élu domicile. Le pays est tributaire des importations des produits et le phénomène de malnutrition s’observe dans toutes les couches sociales. Pourtant « ce pays a besoin de se projeter dans l’avenir à long terme à travers un scénario optimiste, à savoir celui de la renaissance de son économie » (K. KAMANDA KIMONA – MBINGA, Le défi congolais. De la dégénérescence à la renaissance, Academia, Louvain-La-Neuve, 2001, p. 7).

Alors que tout développement commence d’abord avec l’agriculture et la mise en place de certaines formes rudimentaires de transformation, de fabrication et d’ingénierie, les congolais en font une vérité morte. En effet, le secteur primaire se heurte dans notre pays au contre partie des poètes de sot métier. Ils voudraient construire sans jamais avoir supporté la saleté. Ils croisent les bras en présence de la houe, deviennent aveugles devant un terrain vert. Ils damnent l’évolution du Congo à une vie serrant le cœur alors que d’aucuns ne doutent que les atouts pour faire du Congo un pays prospère sont évidents.

Aux multiples causes de l’effondrement économique congolais, l’univers ambiant embrase les habitants meurtris de toutes parts. Les ravages occasionnés depuis des années à l’économie congolaise par l’inflation monétaire

 

Droits de l’Homme et Progrès

irrespect des Droits de l’Homme figure parmi les facteurs qui caractérisent les pays sous développés. En Afrique, le respect des Droits de l’Homme se heurte à bien des obstacles érigés par certains potentats nourrissant leurs appétits insensés. Face à cette situation chaotique, ses propres enfants, ceux qui l’aiment et souffrent avec elle s’adonnent à la reconquête de la personnalité humaine perdue et de la dignité de l’homme bafouée et foulée aux pieds.

Dans cette quête de la renaissance du continent noir, les africophiles militent sans arrêt pour la restauration des Droits de l’Homme qui est le frein par excellence à son mieux-être. Force nous est de remarquer avec le sociologue Dorra MAHFOUDH qu’« une des conditions préalables de tout progrès économique et social est le respect des Droits de l’Homme ; l’aspiration au bien-être économique et social est inséparable du respect de la dignité humaine » Dorra MAHFOUDH, « Quel développement social ? », in Vivant univers, n° 406, juillet-août, 1993, p. 31).

Pour lutter contre la ternissure du visage de l’Afrique, ses enfants ont intérêt à faire passer le respect des droits de l’Homme au premier plan. Ils remettront leurs épées dans les fourreaux pour dépister la guerre avec ses clivages insensés tels l’exode forcé, les viols, les meurtres, … Ils mettront en place un climat sain, ouvert au dialogue et à la liberté d’opinion pour décanter le constructif du destructif. Tous ensemble, ils se vêtiront d’un manteau d’incursion des droits humains pour humaniser le vieux continent. C’est alors que l’Afrique connaîtra un avenir florissant. Car c’est lorsque l’homme est humanisé que le monde découvre son bien-être.

 

KAMBALE MALONGA Jeannot, 5è Math-Physique

Ma foi, l’Afrique est la première responsable de son destin. Mais le sang versé pendant les différentes guerres coule tel un fleuve devant le regard de Dieu qui ne va attendre le dernier jugement pour que les africains homicides et leurs parrains répondent de leur crime contre l’humanité. L’Occident ne sera peut-être pas épargné pour son « homicide involontaire » selon les mots de Bossuet : « quia non pavisti, occidisti » (= tu l’as tué puisque tu ne l’as pas nourri).

A mon humble avis, la mondialisation laissera à désirer tant que certains continents seront marginalisés. Elle claudiquera tant qu’elle manquera d’équité (Cfr. Grigori LAZAREV et Mouloud ARAB, Développement local et communautés rurales, Paris, Karthala, 2002). La tâche qui incombe aux africains est de rejoindre les autres continents dans la danse de la mondialisation même si ces derniers peuvent garder un « noir silence » devant les malheurs des pays africains (Cfr. François Xavier VERSHAVE, Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, Paris, les Arènes, 2000, 597 p..).

KAVIRA BORA, 5è Math-Physique

 

 

 

 

III. CHRONIQUES

Allocution du Comité des Parents du Complexe Scolaire Mgr. KATALIKO à l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de Mgr. KATALIKO

Excellence Mgr. l’Evêque,

Révérende Mère Générale de la Congrégation des P.S.P.,

Révérendes Sœurs Dirigeantes du C.S.Mgr KATALIKO,

Chers Enseignants,

Chers Parents,

Chers Elèves et Ecoliers,

 

Au nom de tous les parents des enfants du Complexe Scolaire Mgr. KATALIKO, permettez-nous de dire un mot en cette circonstance solennelle où nous commémorons le deuxième anniversaire de l’entrée de Mgr KATALIKO dans le Royaume Céleste.

Nous voudrions simplement vous exprimer notre consolation, notre gratitude, notre joie, nos encouragements voire nos recommandations à l’endroit de différents acteurs qui sont engagés dans la croissance de ce Complexe Scolaire patronné par Mgr KATALIKO d’heureuse mémoire.

De prime abord, notre gratitude s’adresse à l’Eternel Dieu de l’Univers qui nous a guidés et protégés pendant ces six dernières années pleines d’incertitude. Nous remercions de manière toute particulière Son Excellence Mgr l’Evêque qui vient de nous réconforter durant cette Eucharistie.

Nous nous réjouissons de sa ferme volonté de soutenir l’œuvre d’éducation entreprise par les parents en partenariat avec le Diocèse de BUTEMBO-BENI.

Excellence Mgr l’Evêque, nous saisissons cette occasion pour saluer le courage déterminatif avec lequel vous avez pu gérer les moments critiques de notre Diocèse comme le décès inopiné de l’Archevêque KATALIKO, les

 

Résoudre un problème, c’est créer un autre dit-on. La grande question est de savoir où caser ces délicieux fruits de nos écoles et comment les encadrer car très souvent, le chômage touche aussi bien les diplômés de l’enseignement supérieur souvent contraints de s’expatrier. Avec J. KAMANDA, nous pensons que « c’est en créant de l’emploi qu’il sera possible de lutter contre la pauvreté et de reconstruire l’économie nationale du pays » (K. KAMANDA KIMONA – MBINGA, Le défi congolais. De la dégénérescence à la renaissance, Academia, Louvain-La-Neuve, 2001, p. 75)

Une enquête élémentaire peut en effet nous révéler que si la plupart des jeunes se sont impliqués dans des conflits armés, c’est aussi certainement par manque d’emploi. Et à ce moment de guerre, si les jeunes n’ont pas d’emploi l’insécurité ira grandissante après même la fin des conflits. A vrai dire, « si les conflits se terminent et que rien n’est proposé aux jeunes qui seront démobilisés, l’insécurité sera encore plus grande » (Idem, p. 81)

L’urgence s’impose d’entreprendre des actions pour faire face à une telle situation. La création d’emplois devient une préoccupation majeure pour l’avenir de la jeunesse congolaise érudite. Il est urgent que chaque parent exhorte ses fils à bouter hors d’Afrique l’analphabétisme. D’autres problèmes tels la surcharge des auditoires, le délabrement des bâtiments, le manque de moyens pédagogiques, une formation de certains éducateurs médiocre nuisant à la qualité de l’éducation sont aussi à résoudre.

 

FURAHA KINANGA Assy, 4è Sc.

 

 

 

 

 

ECOLE, FAMILLE ET SOCIETE

Redécouverte des études à Butembo

Depuis près d’une décennie, la ville commerciale de Butembo connaît un foisonnement d’institutions supérieures. Le désir des études supérieures y devient une hantise au point qu’il semble aujourd’hui une panne mentale aux yeux « des bubolais » que de demeurer diplômé de six ans (D6).

De fait, à peine fini les humanités, avant même la proclamation des résultats, les jeunes gens s’empressent d’embrasser une faculté à l’Université Catholique du Graben (U.C.G.), à l’Institut Supérieur Pédagogique (I.S.P.), à l’Institut Supérieur Technique Médical (I.S.T.M.), à l’Université du Cepromad (UNIC), à l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR), à l’Institut Supérieur de Commerce (ISC), à l’Université Divina Gloria (U.D.G.), à l’Institut Supérieur de Chimie Appliquée (I.S.C.A.), à l’Institut Supérieur des Arts et Métiers (I.S.A.M.) etc.

Filles et garçons, tous pour puiser à la source du savoir, sacrifient d’autres activités qui leur seraient rentables dans l’immédiat. Ils ont compris que la reconstruction de l’Afrique jaillira non de l’ignorance mais de l’érudition.

Par ailleurs, on s’aperçoit certes qu’au sortir des institutions supérieures ils sont pétris d’un savoir-faire non négligeable. N’en déplaise aux esprits hantés par un pessimisme outré devant la compétence des ressortissants de la formation locale. Avec nos institutions locales, le personnel qualifié œuvre dans les hôpitaux, les écoles, les bureaux administratifs, …

Coup de chapeau à Mgr KATALIKO, à KASESO et aux hommes de bonne volonté qui ont de loin ou de près milité pour doter notre ville des centres scientifiques.

 

incidents malheureux de la Paroisse MBINGI, l’assassinat de l’Abbé ROMAIN. La prière nous a rapprochés davantage en ces temps douloureux.

Nous rendons un vibrant hommage à tous les initiateurs du Complexe Scolaire Mgr KATALIKO pour l’œuvre grandiose et combien louable qu’ils ont accomplie. Nous saluons le dévouement de certains parents qui se sont distingués dans la construction de certaines salles de classe. Ils méritent des médailles et nous espérons que cette liste des chevaliers de notre Complexe pourra s’allonger. Que tous les parents des élèves et écoliers du C.S. Mgr KATALIKO trouvent ici l’expression de notre sincère gratitude pour l’intérêt qu’ils portent à notre chère école qui est le lieu de maturation de leurs enfants.

Notre mot de gratitude s’adresse enfin aux révérendes sœurs dirigeantes et à tout le personnel enseignant de notre Complexe, qui partagent les préoccupations des parents de donner à leurs enfants une formation solide et intégrale. Nous encourageons nos enseignants à persévérer dans l’éducation de nos enfants à travers les volets pédagogique, scientifique, culturel et disciplinaire.

 

Chers parents, chers collaborateurs,

Après 18 ans de fonctionnement, il nous appartient de réfléchir profondément sur la mission que s’étaient assignée les fondateurs du Complexe scolaire Mgr KATALIKO dont la responsabilité nous est confiée aujourd’hui. A titre de rappel, le Complexe Scolaire Mgr KATALIKO a pour but, la formation poussée et harmonieuse de l’enfant, citoyen responsable, utile à lui-même et à la société, capable de promouvoir le développement du pays et la culture nationale. Les premiers parents tenaient à assurer un enseignement de qualité. Aujourd’hui, nous devons leur emboîter le pas et déployer plus d’efforts en ramant contre vents et marées afin que notre barque ne puisse pas sombrer en mi-mer.

C’est la raison pour laquelle nous demandons aux parents de ne pas se laisser tromper par le changement de régime. Privée ou publique, notre école maintient les mêmes objectifs. Notre partenariat avec le Diocèse constitue une chance de réussite. Voici qu’à l’aube de la pacification de notre pays, le vent de la géo-politique souffle ardemment. Notre région tend à devenir une véritable perle : des institutions universitaires poussent partout comme des champignons, de grandes installations hydro-électriques sont en cours, des usines sont en progression et la plaine d’aviation nous ouvre à d’autres horizons et ce n’est qu’un début. A qui devons-nous ce grandes initiatives sinon aux parents que nous sommes. Notre souhait est d’arriver à consommer les fruits de l’arbre que nous avons aidé à planter. Notre fierté sera grande quand nous verrons nos propres enfants s’insérer dans ces institutions et s’occuper de la gestion de toutes ces réalisations dans notre milieu.

 

Chers Elèves et Ecoliers,

Nous vous recommandons vivement de vous appliquer aux études, de respecter le règlement d’ordre intérieur du Complexe scolaire Mgr KATALIKO qui vous sert de cadre éducatif pour que les efforts des parents soient couronnés de succès. Nous vous encourageons par exemple à continuer à tenir debout votre revue « La colombe ». Partout où vous serez, défendez les couleurs de notre Complexe.

Nous ne saurons clore ce mot sans rallier le front aux initiateurs de la Fondation Monseigneur Emmanuel KATALIKO (FO.M.E.KA.) qui poursuit entre autres objectifs la pérennisation de la pensée et des œuvres de Mgr KATALIKO. Nous lançons un vibrant appel à tous les amis de cet illustre Archevêque à apporter un soutien sans faille à notre Complexe Scolaire qui est une œuvre de Mgr KATALIKO.

Telle est notre préoccupation au cours de l’Eucharistie de ce jour.

Nous vous remercions.

 

Pour le Comité des Parents,

FATAKI BALOTI

 

Président

Il convient de noter qu’à partir de ce quatrième numéro la tête de la rédaction est tenue par des filles.

En janvier 2001, La colombe rend hommage à Mgr KATALIKO dans son cinquième numéro (40 pages) sous le titre « Mgr KATALIKO artisan de paix ». La revue croissante a comme rédactrice en chef Mlle KAHINDO MUNDELE Alice.

Dans son sixième numéro (40 pages) de juin 2001, La colombe traite du désarroi du continent africain devant le spectre de la guerre avec comme titre « Exclamation de la jeunesse : l’homme, un loup pour l’homme ! »

La colombe poursuivra son envol au cours de l’année 2002. Son septième numéro (48 pages) de janvier porte comme titre « L’Afrique en désarroi : le pari de la reconstruction ». La rédaction en chef est de KAVUGHO VINGI Eva.

Les élèves de l’institut Mgr KATALIKO, témoins des bousculades et guerres qui déchirent leur pays ont consacré le huitième numéro (32 pages) de La colombe à cette situation. Ainsi l’ont-ils intitulé : La dynamique de la paix. La direction de la publication passe de PALUKU MALEKANI El Dani à MBUSA MUTAHINGA Augustin.

Au cours de cette année 2003, La colombe vient de produire son neuvième n° (44 pages) intitulé « L’Afrique va-t-elle renaître ? La dynamique du développement ». Ici la rédactrice en chef est KAHAMBU VYAKUNO Sylvie de 4ème Sc.

Notons que dans un avenir très proche, La colombe sera sur le site Internet de la FOMEKA.

A partir de son dixième n°, La colombe, naguère revue culturelle des élèves de l’institut Mgr KATALIKO deviendra La Revue culturelle du Complexe Scolaire Mgr KATALIKO

 

La colombe

 

Mot sur La colombe

a colombe revue culturelle des élèves de l’institut Mgr KATALIKO a vu le jour en 1998 sur l’initiative des élèves.

Son premier numéro sous forme de fascicule en noir – blanc paraît vers la fin de l’année scolaire 1997-1998. KAMBALE SYAUSWA Samson devient le rédacteur en chef de cette revue naissante encadrée par les professeurs Kasereka Sivamwanzire Gery, Ndovya Musayi Norbert, Musubao Muke Boniface, Paluku Malekani El Dani.

Au cours de l’année scolaire 1998-1999, La colombe prend corps comme une activité para-scolaire de l’institut Mgr KATALIKO avec les objectifs suivants :

- Initier les élèves à la lecture et l’art d’écrire

- Donner aux élèves une formation humaine solide et intégrale

- Rechercher la paix et la concorde entre les peuples

- Veiller au respect de la dignité de la personne humaine

Parmi les activités de La colombe on mentionne les conférences, les pièces de théâtre, les séances sportives, les excursions, les visites aux orphelins, aux enfants mal nourris, aux lépreux et aux prisonniers.

C’est en mai 1999 que La colombe produit son deuxième numéro sous forme de fascicule en couleur ayant trente pages, avec l’animation des profeseurs Malekani El Dani, Musubao Muke Boniface. Le rédacteur en chef est alors KAMBALE KISUNE Johnson.

L’an 2000, La colombe fait peau neuve. Elle change de format et devient un livret. Elle a un directeur de publication en la personne de MALEKANI El Dani. Elle devient semestrielle.

En février 2000, elle produit son troisième numéro (32 p) portant sur l’Afrique en marge de la Mondialisation. KAVUKE KUSANGWA Papy Francis est à la tête de la rédaction.

En juin 2000 paraît le quatrième numéro (48 pages) sous le titre « La guerre n’est pas une fatalité » avec FAZILA NGAMUHAVYAKI comme rédactrice en chef.

Bref historique du Complexe Scolaire Mgr KATALIKO

était en 1984 que les premières salles de ladite école ont ouvert les portes au sein de l’Ecole Primaire NYUKI (MAPENDANO) sous la direction de la Révérende MAHA de la Congrégation des Oblates de l’Assomption.

Deux ans après, la Mère Supérieure des Sœurs Oblates déclina la gestion de l’école car celle-ci avait été créée dans le but d’encadrer les enfants issus des familles nanties, chose quelque peu antagoniste au charisme de la Congrégation.

C’est ainsi que les parents recoururent à l’Evêque du Diocèse, à l’époque feu Mgr KATALIKO, pour suppléer à leur projet. Ce dernier prit avec bienveillance leur idée, alla trouver Mère Irène MUKIRANIA, Supérieure Générale à ce moment de la Congrégation des Petites Sœurs de la Présentation (P.S.P.). Il confia alors la direction de l’école à la Congrégation des P.S.P. tout en restant lui-même gestionnaire d’honneur. Les P.S.P. sollicitèrent l’appui technique de la Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques pour une bonne marche.

En 1986, l’école commença à fonctionner provisoirement dans les bâtiments de la catéchèse sous la fameuse dénomination des « Petits Champions ». La directrice de cette école embryonnaire était Sœur Maria Goretti.

Cette année-là, en date du 20 novembre, Mgr E. KATALIKO présenta aux parents une concession d’environ 2,64 ha de superficie en vue d’ériger les bâtiments dans lesquels devait fonctionner la jeune école. Rappelons que celle-ci se situe au Quartier BIONDI, Cellule VETERINAIRE. Malgré la situation sociale de l’ordinaire du lieu, il restait toujours considéré comme parent et contribuait activement à la construction et à l’octroi des fournitures du bureau.

C’est en 1988 qu’il fut rédigé le statut de l’école dans lequel il était couché que l’école appartenait aux parents et que l’ordinaire du lieu était le premier conseiller de gestion.

En 1989, les écoles maternelles et primaires furent reconnues sous le régime privé. Le comité des parents tenant fort à ce régime se méfiaient alors des visites administratives organisées par la Coordination. Cet antipode sera plus tard à la base de la mésentente entre les différents secteurs dirigeant, antipode dont nous ne venons que de lever l’équivoque.

En 1991 les élèves de l’école primaire sont reçus au TEFOS auquel ils réussissent en 100 %.

A la même année il était tombé sur la table de la direction scolaire un arrêté signé autorisant à l’école d’organiser les sections agricole, commerciale et administrative.

Trois ans après (1994) apparition d’un nouvel arrêté reconnaissant les écoles maternelle et primaire comme publiques. Le secondaire sera reconnu sous le régime public organisant les sections scientifique, commerciale et administrative. Cette année fut aussi l’année d’au revoir du premier Préfet de l’école secondaire Monsieur MTOTO qui céda le trousseau des clés à KANDIKI LUKWAMIRWE à qui j’ai succédé voici la deuxième année.

En 1995, à part ces deux sections agrées, il s’était ajouté l’autorisation d’ouverture d’une section littéraire qui n’a jamais été opérationnelle vu les conditions trop exigeantes au niveau de l’infrastructure scolaire.

L’an 1997, l’école présenta ses premiers candidats aux Examens d’Etat. Ils en sortirent victorieux en 100 %.

Au cours de la même année, les cours allèrent quelque peu normalement alors qu’on était en pleine guerre dite de « libération ».

L’année suivante sera marquée par l’affectation du premier proviseur de l’école secondaire par la Coordination diocésaine.

A la veille du troisième millénaire, le Complexe scolaire Mgr KATALIKO était déjà bien assis et ne pouvait avoir besoin que d’une pluralité de logisticiens. C’est ainsi qu’en 2002, lorsque je fais membre de l’équipe dirigeante, j’y rencontre des structures bien dressées qu’il ne fallait que peut-être améliorer moyennant la prière et la bonne gestion. Et, sous la mouvance de la Vierge Marie, nous pensons bien que le « Duc in altum » du Fondateur de l’école reste un idéal vers lequel nous ne cessons de tendre.

Puisse la Mère Très Sainte de Jésus nous aider à faire aujourd’hui mieux qu’hier et demain mieux qu’aujourd’hui !

 

Sœur KAVUO SEKANAVO Dorothée